Calendrier
Contes autour du globe
Dorénavant, chaque mois d’octobre, Les Dimanches du conte
présenteront la série « Contes autour du globe »
consacrée aux conteurs du monde. Pour inaugurer la série,
Les Dimanches du conte ont réservé une place de choix
à l’Afrique en invitant au Sergent recruteur les magnifiques
conteurs que sont Toumani Kouyaté (Burkina Faso), Hubert Mahela [République
démocratique du Congo (Zaïre)] et Gervais Lakosso (Centrafrique).
De plus, l’Orient, la culture yiddish et la Bretagne seront dignement
représentés par Jihad Darwiche (Liban), Moïse Fdida (conteur
français d’origine juive) et Patrick Ewen (conteur breton).
Dimanche 24 octobre 2004 – 19 h 30
Histoires du répertoire yiddish

On dit que Dieu a créé l’homme parce qu’il aimait les histoires. Mais la tradition ne dit pas si c’est Dieu ou si c’est l’homme qui aimait les histoires… Moïse Fdida aime en tout cas raconter les histoires de rabbis, les contes et les facéties d’un village imaginaire perdu dans un coin ignoré d’Europe de l’Est : Schelm, avec ses habitants, son tailleur, son mendiant, ses voleurs, ses artisans… Tout un univers de la tradition et du folklore yiddish, recomposé le temps d’un « il était une fois… »
Moïse Fdida
Moïse Fdida est parisien de naissance, tunisien d’origine, de tradition juive, et breton d’adoption récente. C’est un conteur de type Zen. Voix douce, apaisante, qui cherche le chemin immédiat de l’oreille. Il poursuit une démarche rigoureuse pour établir le lien, le contact avec ses auditeurs. Mais dire, c’est aussi, pour lui, prendre part au dépaysement de l’autre, le déplacer, voire modifier son écoute. Il développe avec vigilance le conte, changeant les mots, intégrant le silence, modulant les textes pour que ceux-ci puissent être réinventés, réincarnés, palpitants. Moïse aime mettre les cultures en miroir et évoque surtout les traditions qui se font écho. Affectionnant les énigmes, il joue avec les questions et leur élucidation, plus enclin à provoquer les curiosités, à éveiller les imaginaires qu’à donner des réponses toutes faites. C’est ainsi que vont ses héros : voleurs, personnages en quête, fabricants de miroirs et autres artisans, personnages énigmatiques… autant d’individualités que des femmes, quelquefois, viennent croiser pour mieux les révéler. Initiatique.
Ce que les médias en ont dit :
« D’énigmes en histoires, narrées en alternance et laissées au choix d’un public conquis, le conteur emporte l’imaginaire sur des tapis volants, vers le désert de Mésopotamie, au royaume de la reine de Saba et du roi Salomon et, magie du sourire, de la malice et de la conviction, enfants et adultes spontanément y croient […] Moïse Fdida conte des leçons de vie et confie des sésames et des clefs dans la fraîcheur et la naïveté d’une enfance retrouvée. »
La Semaine dans le Boulonnais, octobre 2003.
« Avec sobriété, Moïse Fdida développe son art de conteur. Avec le mot juste, l’humour et l’absurdité, il forme sa tapisserie verbale. Des histoires pas toujours très morales, mais où la morale trouve, en chute, sa place. »
Le Télégramme, décembre 2002.
« Hors des théâtres, point de réserve. Ici, les réactions sont brutes et sincères. Aux premiers sons de flûte, les youyous retentissent au fond de la salle. Les enfants, littéralement suspendus aux lèvres du conteur, ne ratent pas une miette d’histoire. (…) À chaque nouveau conte – autant de leçons de vie sur la cupidité, la jalousie ou le mensonge –, les auditeurs se lancent des regards complices. […] “C’est encore mieux qu’un film à la télé !” lance un gamin émerveillé. Ultime compliment. »
L’Express Le magazine, décembre 2001.
« […] de magnifiques contes yiddish, des histoires cyniques et morales, à travers lesquelles nous nous sentons à la fois anges et poussière. Autres sources d’inspiration : les contes des Mille et Une Nuits. Et aussi, en prime, un voyage en Inde à travers des contes énigmatiques… De superbes moments. »
Ouest-France, décembre 1998.
« En attendant qu’arrive le public, l’homme aux mains fines et élégantes, tout habillé de blanc, évoquait un certain cheval venu de la mer, l’univers celte, le prince des Ténèbres. […] Les chaises ont cerné Moïse. Il a posé son regard sur chacun de nous, sans insistance, comme une invite. Nous nous y sommes abandonnés. […] Retenus au fil de la voix, nous sommes partis dans des mondes mirifiques. »
Le Petit Bleu (Côtes d’Armor), décembre 1998.