Concours : Que le meilleur conte !

18 novembre 2018  à 19:30 avec 1 Marc André Fortin, Christine Bolduc, Ronald Larocque, Véronique Béchard et Yoda Lefebvre

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Généralement disputée dans le cadre du cercle des conteurs de Trois-Rivières, cette édition fera escale à Montréal cette année. Variation sur un même thème, 5 conteuses et conteurs vous raconteront leur version du « Petit Chaperon rouge ». Seul règlement : aucun ne peut raconter la version dite « originale » qui sera plutôt racontée par l’animateur de la soirée, Marc André Fortin.  Les conteuses et conteurs seront Véronique Béchard, Yoda Lefebvre, Ronald Larocque et Christine Bolduc.

 

1 Marc André Fortin

Bachelier en psychologie et ayant une formation en enseignement à l’université du Québec, Marc-André jongle professionnellement avec le conte depuis près de 10 ans. À l’affût des rumeurs et des mythes, il vous transporte dans son monde géantesque ; pays dont rêvent encore les fous et les poètes. Agrémenteur d’histoires sûrement vraies, il pige dans les faits historiques et les légendes pour leur donner une couleur singulière, profonde et humoristique.

Amoureux d’anecdotes de village et d’images langagières, Marc-André vous funambulise la ligne de nos ancêtres, celle qui départage le réel du doute. Il donne de la folie à ses récits et du fabuleux à ses personnages, du grand étendu qui dépasse l’étendement ! De la petite histoire quotidienne s’ouvrant sur du grandiose. Parce que parfois, mille mots valent mieux qu’une image.

Christine Bolduc

La pratique de Christine est multidisciplinaire et indisciplinée. Issue d’abord du théâtre, de la littérature et de la musique, elle a eu en 2011 un coup de foudre pour la parole conteuse. Elle y a plongé avec une grande fougue et ne l'a plus quittée depuis. Christine prend la parole avec conviction, audace, et parfois même, impertinence. Ses héros, ou anti-héros, sont des poètes de la vie. Qu’ils soient tragiques ou ludiques, résistants ou résilients, ils s’insurgent contre la banalité et le conformisme.

Ronald Larocque

Conteur de la première heure des Dimanches du conte, il raconte depuis plus de seize ans. Il a participé à plusieurs festivals de contes et promené ses histoires de Natashquan à la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, et même en France comme invité d’honneur à Fontaine–Le Comte près de Poitiers où il a été réinvité pour une série de sept spectacles. Il a aussi conté en français et en anglais, en Inde à Mumbai, Goa et Delhi. Il a présenté son précédent spectacle <L’homme qui lisait dans les mamelons et autres contes de l’émotion> plus d’une quarantaine de fois dont huit fois en rafale à Valleyfield au Cabaret d’Albert (livre-disque chez Planète rebelle). Il est Arbraconteur et conte pour les enfants dans le cadre du programme  « La culture à l’école » du ministère de l’Éducation.  Son projet d’avenir c’est d’être globe-conteur (mot qu’il a créé) pour le partage et l’amitié.

Véronique Béchard

Véronique vient d'arriver sur la planète conte; en juin 2013, elle réussit son atterrissage en raflant à la fois le prix du public et le prix du jury au  Concours International de Menteries de Vaudreuil. Sincère et pertinente, elle fait dans la création et s'intéresse surtout à ces moments où la vie est si intense qu'elle en devient absurde et ridicule... comme ce moment de grande déclaration où l'orateur a quelque chose de pris entre les dents. Car alors une question intéressante s'élève; qu'est-ce qui attirera le plus l'attention : l'éloquence d'un homme ou le de ti-boutte de laitue qui détonne entre sa canine et sa pré-molaire?

Yoda Lefebvre

Yoda Lefebvre est un exhibitionniste de l'imaginaire qui abuse du fait que le pluriel du mal sont les mots. Jeune écrivain et dramaturge, il ronge son frein dans la relève qu'on agenouille. Pour se faire entendre, donc, il développe depuis quelques années des soirées de contes dont le ton ne laisse pas indifférent. (Plus scato que le pape; La bile ne fait pas le moine; La morale, c'est pour les faibles) Entre temps, il gère le théâtre parascolaire au Cégep de St-Jérôme, il poursuit sa maîtrise à l'UQAM, et il tente d'éduquer son fils sans trop le traumatiser.

Un extrait du journal intime d'Aurélie Brûlée, jeune nymphe qui a subi trop jeune une exposition prolongée à ses contes :

Le monde me paraît soudain plus compliqué... Jusqu'à hier, je croyais que tout autour de moi allait de soi. Je pensais que je n'avais qu'à me servir dans le buffet « all-you-can-eat » de la vie. Mais aujourd'hui... après avoir été confrontée à cet univers... Je me sens comme si j'avais ouvert la boîte de Pandore... J'aimerais bien arriver à me concentrer, pour réussir à me retrouver dans ce chaos, mais il y a ce chatouillement, cette chaleur qui est apparue dans mon bas-ventre... Je ne sais plus... Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus... 

Aurélie Brûlée, Journal intime, le 16 décembre 2011.