Le futur est une tradition I

4 mai 2014  à 19:30 avec Dominic Lapointe, Jérôme Bérubé, Paul Bradley et Yoda Lefebvre

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MAI – 2014, CONTEUSE DU MOIS

Le but de « Conteur du mois » est de permettre à un conteur talentueux et ayant déjà une bonne expérience de la scène de s’installer au Gainzbar un mois complet, lui donnant ainsi l’occasion de bénéficier d’une couverture médiatique conséquente et de toucher un plus vaste public. Il est à noter que le mois de mai est réservé à un nouveau conteur du mois choisi chaque année par les Productions du Diable Vert.

Donnant suite à l’incroyable succès remporté lors des dix dernières saisons par nos « conteurs du mois » Simon Gauthier, Mathieu Lippé, François Lavallée, Edwige Bage, Nadine Walsh, Les Ceuzes-Là , Dominique Breau Eric Michaud, Éric Gauthier et Richard Léveillé, nous récidivons cette année en faisant de la conteuse-organisatrice Yolaine notre « impératrice du mois ». Pour le  mois de mai, Yolaine nous a programmé quatre spectacles différents  produit par son organisme Les AmiEs Imaginaires.  Cette année, c’est au Gainzbar qu’il faudra être pour fêter le retour du printemps.

Le futur est une tradition I : Contes transgéniques et histoires robotisées avec Jérome Bérubé, Dominic Lapointe, Yoda Lefebvre et Paul Bradley.

Les 4 et 11 mai prochains, huit artistes de la parole vous mènent, chacun à leur manière, à travers des contes cosmi-comiquesfuturéalistes ou post-apocalyptiques. Quatre voix par dimanche pour vous conter des quêtes philosophiques, technologiques ou pseudo-scientifiques, jusqu’au bord du monde ou de la folie. Vous êtes invités à franchir les limites des galaxies ou la porte d’un trou noir logé entre les craques d’un divan.

Dominic Lapointe

Originaire de Québec, Dominic Lapointe vit dans le Bas Saint-Laurent depuis près de huit ans. Verbomoteur invétéré, gesticulateur intempestif, il raconte des histoires d'aussi loin qu'il se souvienne. Il les puise à toutes les sources : des conversations de balcon de sa grand-mère, des anecdotes de voyages et de soirées les plus folles les unes que les autres en passant par les répertoires de contes traditionnels. Il collecte les anecdotes, il aspire les récits, il grappille les souvenirs, le tout se mélangent pour produire d'incroyables parcours aux plus improbables détours où il sait vous emporter avec comme seul bagage un brin d'imagination.

Jérome Bérubé

Natif de la Côte-Nord, Jérome Bérubé est un projecteur d'imaginaire, un conteur lumineux et un menteur créatif.  Son cerveau est comparable à une encyclopédie trouée où les connaissances se connectent de façon absurde et inattendue. Jérome habite maintenant le quartier Rosemont de Montréal où il crée entre son territoire forestier originel et son écosystème urbain d'adoption.

Paul Bradley

Paul Bradley un artiste multidisciplinaire dont le travail s’articule autour de la narration de fictions quotidiennes. Les dispositifs employés cherchent à produire un décloisonnement entre le réel et la fiction, entre le créateur et le spectateur afin d’instaurer une communication multi-latérale. Les récits qu’il met en scène sont parsemés de symboles issus du quotidien, du présent, même lorsqu’il traite du futur. La musique rock des années 1990, la peinture de type surréaliste, le conte oscillant entre le traditionnel ré-inventé et le contemporain vieillie, le slam et plus récemment le blog; sont ses outils de prédilections afin de contaminer les médias. L’appartenance à un groupe, la réutilisation des performances précédentes, et la boucle (loop) autoréférentielle caractérisent son travail. Ses performances ont été présentées à de multiples occasions dans des lieux allant du musée à la micro-brasserie, des maisons des jeunes aux maisons de la culture. Nouvelle vague, un ouvrage collectif sur la relève en conte contenant trois de ses histoires a paru cet automne aux éditions Planète Rebelle.

Yoda Lefebvre

Yoda Lefebvre est un exhibitionniste de l'imaginaire qui abuse du fait que le pluriel du mal sont les mots. Jeune écrivain et dramaturge, il ronge son frein dans la relève qu'on agenouille. Pour se faire entendre, donc, il développe depuis quelques années des soirées de contes dont le ton ne laisse pas indifférent. (Plus scato que le pape; La bile ne fait pas le moine; La morale, c'est pour les faibles) Entre temps, il gère le théâtre parascolaire au Cégep de St-Jérôme, il poursuit sa maîtrise à l'UQAM, et il tente d'éduquer son fils sans trop le traumatiser.

Un extrait du journal intime d'Aurélie Brûlée, jeune nymphe qui a subi trop jeune une exposition prolongée à ses contes :

Le monde me paraît soudain plus compliqué... Jusqu'à hier, je croyais que tout autour de moi allait de soi. Je pensais que je n'avais qu'à me servir dans le buffet « all-you-can-eat » de la vie. Mais aujourd'hui... après avoir été confrontée à cet univers... Je me sens comme si j'avais ouvert la boîte de Pandore... J'aimerais bien arriver à me concentrer, pour réussir à me retrouver dans ce chaos, mais il y a ce chatouillement, cette chaleur qui est apparue dans mon bas-ventre... Je ne sais plus... Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus... 

Aurélie Brûlée, Journal intime, le 16 décembre 2011.