Un siècle, deux solitudes

Luigi Rignanèse et Jean-Marc Massie lâchent les freins  l’instant d’une soirée pour mieux prendre l’élan qui leur permettra de remonter la prochaine pente. Dans le cadre de leur nouvelle création en chantier, ces duettistes atypiques ouvrent leurs cœurs pour laisser s’envoler leurs songes en mille et un mensonges. Ils content leurs récits affabulés, tout en nous dévoilant la lumineuse et magnifique survivance des solitaires solidaires, ces loups esseulés à force de n’entrevoir les relations que dans l’action et le mouvement, jamais dans la contemplation de l’instant.

Tout a commencé en Bretagne sur une Samba de coco exécutée avec brio au Magic Mirror de Mythos par une Brésilienne aux origines incertaines. Ce moment de grâce fût à l’origine de l’improbable rencontre entre un italien pur-sang et un italien de sangs mêlés. Depuis, un océan les sépare alors qu’une mère les relie sur la piste des héros lancés au grand galop. Dès sa naissance, le premier fut déchiré entre la douceur suave des amours éthérés et l’amertume incandescente des beautés désenchantées L’alcool le désole comme la brise polaroïde de ses amours à vide, il a trop bu pieds nus à tous les coins de rue. Notre italien de pacotille, quant à lui, est né du retard des horloges. Il fut conçu dans la chambre froide d’un couvent au milieu des têtes de veaux et des quartiers de bœufs. Depuis, il doute à savoir s’il est le fruit de la fornication entre un boucher décomplexé et une novice défroquée ou s’il est plutôt né de l’union entre un Dieu cénobite et une sœur carmélite, rien de moins.

À l’aube de la cinquantaine, devenus maîtres dans l’art de jouer avec les masques, l’un fidèle comme l’ombre de son cœur, l’autre volage comme Pégase, nos deux ritals cumulent à eux deux un siècle de solitudes, un jubilé séculaire à brûler la chandelle par les deux bouts devant les projecteurs du bonheur avant de se retirer vidés au fond du canapé.

On meurt toujours seul sur un dernier souffle de vie menant inexorablement à la poussière cristallisée des cendres étoilées.

 

 

 

Luigi Rignanèse

Avec cet homme-là, on sait que cela sonnera juste et beau. Ses pensées vont vite… Rires de la vie, émotions des rencontres… On roule à fond sur les chemins merveilleux de ce maître conteur. Il parcourt les chemins de la déraison, les chemins des verbes qui ne supportent pas l’impératif : croire, aimer, mourir et pouvoir. Conteur-musicien, dans la lignée des troubadours et des giunguliere, il recycle les trésors anciens en respectant le mystère collectif. Il a exploré à travers deux contes/concerts des nouveaux chemins pour narrer des histoires : « Knup » et « Fatigue Fatigue » en collaboration avec le Quatuoraconte. Ces spectacles ont été joués dans différents festivals pluridisciplinaires devant des centaines de personnes prouvant que l’intimité du Conte n’est pas lié au nombre d’auditeurs mais au rapport de chacun au mystère.

« Il distille la vigueur subversive d’histoires séculaires qu’il fait vibrer de musiques et de percussions. On y entend la sagesse, la révolte, le rire le feu…»   Le Monde

« Un Monthy Pyton napolitain… mêlant à loisir délire verbal, humour, tendresse, amour et dérision…»   La Provence

« Cet homme est dangereux, il nous fait réfléchir…»   Le Progrès

Jean-Marc Massie

Homme de parole à l’imaginaire foisonnant et débridé, Jean-Marc Massie se situe au croisement du conte urbain et du dessin animé, du récit de vie affabulé et du monologue éclaté. Ce narrateur atypique occupe une place unique dans l’univers des conteurs. Explorateur de nouvelles avenues pour le conte, il croit que ce dernier se doit d’être un art vivant destiné à  évoluer afin de ne pas se folkloriser à  outrance. En plus d’avoir publié Montréal démasquée, premier livre-DVD de  conte au Québec, en 2008 et en 2009, Jean-Marc Massie a été  chroniqueur conte à la Première chaîne de Radio-Canada à l’émission «Vous êtes ici».  Récipiendaire en 2010 du prix Jocelyn Bérubé, ce défricheur de la première heure est sans conteste l’un des acteurs principaux de l’actuel renouveau du conte au Québec.

« Un homme à l’imaginaire foisonnant […] c’est du jamais vu […] on est tous pendus à ses lèvres […] Et ce qui frappe chez ce conteur, c’est cet art qu’il a de manier les mots, de manier la langue]»

Julie Laferrière, Première chaîne, Radio-Canada.

«Jean-Marc Massie illustre, une fois de plus, qu’il est de la grande lignée des inventeurs de mondes (…) Ce conteur à l’imaginaire débridé et foisonnant sait décortiquer la réalité pour lui donner une autre dimension. Étonnant, inventif et éblouissant …

Yvon Paré, Lettres québécoises

Luigi Rignanèse

Avec cet homme-là, on sait que cela sonnera juste et beau. Ses pensées vont vite… Rires de la vie, émotions des rencontres… On roule à fond sur les chemins merveilleux de ce maître conteur. Il parcourt les chemins de la déraison, les chemins des verbes qui ne supportent pas l’impératif : croire, aimer, mourir et pouvoir. Conteur-musicien, dans la lignée des troubadours et des giunguliere, il recycle les trésors anciens en respectant le mystère collectif. Il a exploré à travers deux contes/concerts des nouveaux chemins pour narrer des histoires : « Knup » et « Fatigue Fatigue » en collaboration avec le Quatuoraconte. Ces spectacles ont été joués dans différents festivals pluridisciplinaires devant des centaines de personnes prouvant que l’intimité du Conte n’est pas lié au nombre d’auditeurs mais au rapport de chacun au mystère.

« Il distille la vigueur subversive d’histoires séculaires qu’il fait vibrer de musiques et de percussions. On y entend la sagesse, la révolte, le rire le feu…»   Le Monde

« Un Monthy Pyton napolitain… mêlant à loisir délire verbal, humour, tendresse, amour et dérision…»   La Provence

« Cet homme est dangereux, il nous fait réfléchir…»   Le Progrès

Déjà 20 ans ! Les Dimanches du conte

Venez vous joindre à nous pour ouvrir les festivités du 20e anniversaire des Dimanches du conte. Plus d’une douzaine de conteuses et de  conteurs se relaieront sur scène à une folle vitesse proverbiale. Sous la houlette des animateurs Francis Désilets et Jean-Marc Massie, vous pourrez entendre Cédric Landry, Claudia Tobar, Luigi Rignanèse, Lucie Bisson, André Lemelin, Mafane, Carine Kasparian, François Lavallée, Gisèle N’Dong Biyogo. Invité spécial : l’électron libre de la saison Ronald Larocque.

Gisèle Ndong Biyogo

Humoriste, auteure et conteuse, NBG utilise les mots pour divertir, faire tomber les préjugés et créer l’harmonie. Avec humour et passion, elle entraîne son auditoire dans la vie quotidienne des gens au cœur d’une Afrique qui a les pieds solidement implantés dans son passé, dans ses mythes et croyances et ayant résolument la tête tournée vers la modernité.

Extraits de presse

« La Grande-dame-en-noir (Gisèle Ndong Biyogo) raconte, avec virtuosité du verbe et du geste, les aventures de Tika, la petite coquine. L’histoire d’un jeune personnage qui tente de comprendre la foi de sa grand-mère et le quotidien troublé du grand-père. Tout simplement hi-la-rant!  »

LOUISA LAFABLE, MÉDIA MOSAÏQUE, 22 Octobre 2010

« Lundi 18 octobre, le Petit Medley s’est transformé en village africain (…) Pour cette première édition, l’organisation avait opté pour deux conteurs aguerris. Ludovic N’doly et Gisèle Ndong Biyogo. Aussi grande qu’un eucalyptus et devant un baobab (imaginaire, mais obligatoire), cette dernière a livré toute une prestation pour la première. »

Stephane Waffo Touki Montréal 22. octobre 2010

 » « La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille » affirme Gisèle Ndong Biyogo. C’est ainsi que se résumeraient les chroniques de cette femme originaire du Gabon. La néo-Québécoise cumule deux talents : c’est une humoriste surprenante et une conteuse vivifiante. L’artiste a conquis le public avec ses mots aiguisés jeudi soir, au Balattou. »

Mathilde Mercier Touki Montréal 18 mars 2011

Luigi Rignanèse

Avec cet homme-là, on sait que cela sonnera juste et beau. Ses pensées vont vite… Rires de la vie, émotions des rencontres… On roule à fond sur les chemins merveilleux de ce maître conteur. Il parcourt les chemins de la déraison, les chemins des verbes qui ne supportent pas l’impératif : croire, aimer, mourir et pouvoir. Conteur-musicien, dans la lignée des troubadours et des giunguliere, il recycle les trésors anciens en respectant le mystère collectif. Il a exploré à travers deux contes/concerts des nouveaux chemins pour narrer des histoires : « Knup » et « Fatigue Fatigue » en collaboration avec le Quatuoraconte. Ces spectacles ont été joués dans différents festivals pluridisciplinaires devant des centaines de personnes prouvant que l’intimité du Conte n’est pas lié au nombre d’auditeurs mais au rapport de chacun au mystère.

« Il distille la vigueur subversive d’histoires séculaires qu’il fait vibrer de musiques et de percussions. On y entend la sagesse, la révolte, le rire le feu…»   Le Monde

« Un Monthy Pyton napolitain… mêlant à loisir délire verbal, humour, tendresse, amour et dérision…»   La Provence

« Cet homme est dangereux, il nous fait réfléchir…»   Le Progrès

André Lemelin

Je raconte depuis le milieu des années 1990 où j’ai tour à tour exploré les contes urbains et merveilleux, pour finalement approfondir la manière traditionnelle de conter : je brode mes histoires sur des canevas en relation avec l’auditoire, j’improvise au besoin et je choisis mes contes selon les gens présents et l’environnement dans lequel j’évolue.

En marge de ma pratique de conteur professionnel, j’explore la forme et questionne l’esthétique de la narration orale au moyen de procédés narratifs et de différentes technologies afin de porter ma pratique vers un art de la contemporanéité.

Site personnel

Carine Kasparian

Auteure, sémiologue et conteuse, Carine puise ses histoires dans des récits vieux comme le temps ou de son imaginaire insolite. Son regard humaniste la plonge toujours plus en profondeur dans les tissus mystérieux de la nature humaine.  Ce qu’elle aime, ce sont ces histoires qui nous enracinent, nous jardinent, parsemant une pluie de mystère qui  nous pousse à grandir.

Sur scène, son registre d’expression à la fois drôle et profond  prend sa source  au cœur d’un silence fertile, comme le note le journal Le Devoir : « Sans élever la voix, la conteuse murmure une histoire de mélodies intérieures[…] Entassée devant elle, la foule, muette, est suspendue à ses mots. Le brouhaha de l’entracte s’est complètement éclipsé. » Ses contes se sont promenés tant au Québec qu’en France ou ailleurs.

Entrepreneuse dans l’âme, elle a participé à la création et au développement de plusieurs événements  tels que la Fabuleuse Nuit du conte, le Bal des ménestrels,  le Balai des Conteurs et les Semeurs de Contes.

Cédric Landry

C’est dans ses Îles-de-la-Madeleine natales que Cédric Landry fait ses débuts, notamment en participant à la Ligue madelinienne d’improvisation et en fondant la troupe de théâtre Les Palabreux.  En 1997, il fonde la Ligue d’improvisation de Rimouski (LIR) et, en 2006, il cofonde le Théâtre l’Exil. On lui décerne le Prix de la relève artistique du Bas-Saint-Laurent en 2006 et le Prix culturel rimouskois en 2009. Cédric Landry est l’auteur de plusieurs pièces de théâtre dont Recherchés, Pierre-Luc à Isaac à Jos (en nomination au prix Michel-Tremblay pour le meilleur texte dramatique en 2009) et Raphaël à Ti-Jean. Parallèlement, Cédric œuvre en cinéma et télévision. Il a entre autres réalisé la série Capitaines des hauts-fonds, diffusée à Explora et à Ici Radio-Canada. Son premier spectacle de conte théâtral a été présenté au Vieux Treuil (Îles-de-La-Madelaine) pour 20 représentations à l’été 2016 et sera de la programmation du Théâtre du Bic au printemps 2017.

Claudia Tobar

Claudia Tobar est une artiste versatile de la scène.  Musique, humour et poésie sont tous des moyens qu’elle prend pour raconter des histoires, faire part de ses observations ou livrer des confidences.  Sur un parfois comique, parfois méditatif, ce qu’elle a à dire est toujours sincère.

François Lavallée

Dans un univers qui se situerait à la frontière de celui de Tim Burton et du Baron de Münchausen de Terry Gilliam, François Lavallée livre un hommage tout personnel au Québec et à sa mémoire collective, au travers d’histoires où pointe une douce folie teintée d’une poésie sincère et vibrante. Avant tout, homme de paroles et d’idées, forgeron de menteries et rêveur de réalités, c’est aussi un bricoleur d’images, le nez au vent de la modernité.

Lucie Bisson

C’est par la menterie (petite histoire pour divertir) que Lucie Bisson fait son entrée dans le milieu du conte au Québec. Les prix qu’elle remporte sont le début d’une magnifique odyssée dans le monde merveilleux de la parole conteuse. Elle écrit la plupart de ses histoires tantôt insolites, tantôt frôlant la vérité et elle n’oublie jamais que toute vérité n’est pas bonne à dire… Lucie Bisson poursuit sa route sur le chemin du conte, remplie de gratitude envers ceux et celles qui ont su, par leurs encouragements et leurs précieux conseils, faire grandir ses ailes de conteuse et devenir la raconteuse qu’elle est aujourd’hui.

www.conte-quebec.com/conteurs/lucie-bisson-0

Mafane

Mafane débarque de L’île de La Réunion avec des contes de l’Océan Indien.  Elle s’accompagne d’un arc musical et ponctue ses histoires en nous enchantant les oreilles avec des tirades en créole réunionnais, bien de chez-elle. Pour Mafane, le conte a  été l’occasion de redécouvrir le folklore d’où elle vient, de se souvenir de Gran Mèr Kal, de Ti Zan et de Gran diab et des autres, de se rappeler les légendes du Voile de la mariée, de la Vierge noire ou de Madame Desbassayns.

Ronald Larocque

Conteur de la première heure des Dimanches du conte, il raconte depuis plus de seize ans. Il a participé à plusieurs festivals de contes et promené ses histoires de Natashquan à la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, et même en France comme invité d’honneur à Fontaine–Le Comte près de Poitiers où il a été réinvité pour une série de sept spectacles. Il a aussi conté en français et en anglais, en Inde à Mumbai, Goa et Delhi. Il a présenté son précédent spectacle <L’homme qui lisait dans les mamelons et autres contes de l’émotion> plus d’une quarantaine de fois dont huit fois en rafale à Valleyfield au Cabaret d’Albert (livre-disque chez Planète rebelle). Il est Arbraconteur et conte pour les enfants dans le cadre du programme  « La culture à l’école » du ministère de l’Éducation.  Son projet d’avenir c’est d’être globe-conteur (mot qu’il a créé) pour le partage et l’amitié.