7 octobre – Le Portugal à l’honneur avec Christèle Pimenta

Octobre 2012
Contes autour du globe

Comme à chaque année, le mois d’octobre est consacré aux conteurs du monde avec la série « Contes autour du globe ». Pour l’occasion, nous accueillerons le conteur du Poitou Yannick Jaulin, la conteuse portugaise Christèle Pimenta, la conteuse libanaise Layla Darwiche ainsi que le conteur burkinabé Bebeto Lonsili. Dans ce voyage sur les routes du Proche-Orient et de l’Afrique en passant par les chemins de traverse du Portugal et de la France, vous serez envoûtés par des paroles tous azimuts.

Dame Martha ou l’art de filer à l’anglaise

« Mon Dieu, que vos anges veillent sur moi !

Il y a quelque chose de bizarre dans l’air, vous ne trouvez pas ?

Mon père a l’œil en coin et comme une idée derrière la tête ! Il me pose tout un tas de questions,  parce que oui mon seigneur, la bête qui ne parle qu’avec la paume de sa main, pose aussi des questions ! Sur mon âge, mon haleine, mes intestins !

Entre nous, mon Dieu, je crois qu’il se trame quelque chose… »

Au sortir de l’adolescence, la jeune Martha est confrontée à un monde codifié et hostile. Elle met toute sa fougue et son ingéniosité à déjouer les plans que ses parents lui ont concoctés : filage, broderie, mariage et enfants. Mais Martha a d’autres rêves en tête : être villageoise par exemple ou moine encore ! A travers ses yeux candides, Martha, fille d’une noble famille, nous transmet un message intense sur la liberté.

Christèle travaille par instinct, elle préfère laisser venir les mots, déborder les émotions, défiler les images sans savoir où l’histoire finira. C’est ainsi qu’elle rêve et écrit le personnage de Martha. Et pour le laisser naître et grandir peu à peu sous nos yeux, Frédéric Naud, conteur et Chloé Lacan, musicienne, accompagnent Christèle dans la création scénique. Ainsi componium (entre la boîte à musique et l’orgue de barbarie), chants élisabéthains, berceuses du Moyen Age et prières inspirées rythment les chroniques de la vie de Martha. Créé pour le festival Eperluette en 2004, ce spectacle à l’écriture et à la mise en scène d’une grande délicatesse, réussit un véritable pari : nous interroger, à travers l’histoire d’une jeune anglaise du XIIème siècle, sur le choix et la liberté.

Christèle Pimenta

La vivacité et la malice de Christèle Pimenta sont des portes d’entrée sur son monde. Un monde poétique, qui interpelle… Ses récits sont à son image : tantôt joyeux et débridés, tantôt graves ou piquants. Elle passe d’un registre à un autre, tapant des pieds, frappant des mains pour changer de rythme, vivant les histoires qu’elle raconte.

Après s’être formée au théâtre, à la danse, au clown, au masque, au mouvement, à l’acrobatie et aux disciplines relatives à la commedia del Arte (Ecole internationale Jacques Lecoq), Christèle Pimenta se tourne vers le conte dans lequel sa parole libre et fougueuse a toute la place d’exister. Avide d’expérimentations, elle rejoint différents collectifs dans lesquels elle aiguise son regard, se perd, se trouve, glisse, rebondit… Elle raconte en solo ou avec des musiciens, des danseurs, des plasticiens ou d’autres diseurs, dans les crèches, théâtres, bibliothèques, hôpitaux, prisons, festivals, centres culturels, dans les bois ou au pied d’un château.

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Voix douce et pépites dans les yeux…

«Voix douce et pépites dans les yeux, Christèle a quelque chose de « la toute petite, petite bonne femme qu’elle fait voyager dans l’imaginaire des tout-petits.»

L’Echo de la Creuse

Un pur moment de bonheur

«Christèle Pimenta, les gestes amples, les mimiques emplies de charme, nous entraine aux confins de ce Portugal secret et pétri d’émotion, humour et parfum de Fado en prime. Un pur moment de bonheur.»

La Dépêche du midi

Christèle Pimenta

La vivacité et la malice de Christèle Pimenta sont des portes d’entrée sur son monde. Un monde poétique, qui interpelle… Ses récits sont à son image : tantôt joyeux et débridés, tantôt graves ou piquants. Elle passe d’un registre à un autre, tapant des pieds, frappant des mains pour changer de rythme, vivant les histoires qu’elle raconte.

Après s’être formée au théâtre, à la danse, au clown, au masque, au mouvement, à l’acrobatie et aux disciplines relatives à la commedia del Arte (Ecole internationale Jacques Lecoq), Christèle Pimenta se tourne vers le conte dans lequel sa parole libre et fougueuse a toute la place d’exister. Avide d’expérimentations, elle rejoint différents collectifs dans lesquels elle aiguise son regard, se perd, se trouve, glisse, rebondit… Elle raconte en solo ou avec des musiciens, des danseurs, des plasticiens ou d’autres diseurs, dans les crèches, théâtres, bibliothèques, hôpitaux, prisons, festivals, centres culturels, dans les bois ou au pied d’un château.