22 janvier – « Nouveaux visages du conte au Québec » depuis 2007

Depuis 2007, la scène des Dimanches du conte a vu défiler un nombre grandissant de conteurs émergents dans le cadre de la série « Nouveaux visages du conte au Québec ». Cette année, Jean-Marc Massie nous présente ceux qu’il a remarqués parmi tous les nouveaux talents qui ont foulé les planches du  Cabaret du Roy depuis cinq ans. Au menu : Anaïs Fournier, Marc Sauvageau, Marc André Fortin, Christian St-Pierre, Richard Gamache, Yolaine, Patrice Michaud, Dany L. Boucher et Mathieu Barrette.

Anaïs Fournier

Anaïs Fournier est native de la Gaspésie jusque dans son ADN. Elle est arrivée dans le racontage comme on entre chez soi : pas besoin de cogner à la porte ni d’avertir d’avance… il suffit juste d’avancer le pas. Pour la nommer, on la dit « contesse » de ses lieux. Car ses lieux de contes prennent naissance dans son imagination et ce qui l’entoure. Elle dit que c’est la mer qui lui raconte ses histoires ! Anaïs taquine le théâtre de marionnettes, l’illustration d’histoires, le film d’animation et, depuis peu, la réalisation d’émissions jeunesse. Elle a conté à gauche et à droite dans son coin de pays, mais pas encore sur une île !

Christian St-Pierre

Christian St-Pierre est un fils du Grand Chemin qui marche. Sur ses rives, une petite ville appelée Montmagny, qui vit des années noires, voit passer bien des voyageurs. Ils sont bateliers, camionneurs, mais aussi Grande Oie Blanche. Tous ces êtres de passage sèment alors le goût de partir. Il voyage ainsi physiquement, mais aussi sur le plan littéraire. Pour lui, chaque conte est une odyssée où le parcours est encore plus important que la destination. Car autrement, ce serait du tourisme, et non du voyage. Il est donc capitaine conteur, pilote raconteur, et il se promène où bon lui semble afin de dire qui il est et d’où il vient. Il cherche plus que des passagers, mais bien des compagnons d’aventure.

Dany L. Boucher

L’humour est l’arme de prédilection de cet enfant terrible au cynisme débordant. Dany L. Boucher prend un malin plaisir à se moquer du conte traditionnel, en transgressant allègrement ses règles absurdes. Ce jongleur des mots utilise le pastiche pour emporter les spectateurs dans un tourbillon de pure folie, où l’irrévérence est au rendez-vous et où il fait bon rire et réfléchir à la fois.

Marc Sauvageau

Fasciné par la sonorité des mots et les images poétiques qui leur sont associées, Marc Sauvageau, dit le Marchand d’idées, est un électron libre qui refaçonne la réalité à l’aide de ses fantaisies et de ses rêves. Dans ses histoires, de simples faits deviennent fantastiques, le monochrome revêt les couleurs de l’arc-en-ciel. D’inspiration bédéistes, son univers parallèle puise à la source même de notre quotidienneté.

Lauréat du prix Lizette-Gervais en 1999 et du Prix de reconnaissance ESSOR régional (centre du Québec/Mauricie) en 2011, Marc Sauvageau est très actif dans le milieu du conte au Québec. Il a été boursier du conseil des Arts du Canada à deux reprises, a été sélectionné pour faire la tournée Coup de Cœur des nouveaux visages du conte au Québec et a participé à la compilation « Nuits du conte à Montréal », coffret de CD triple publié en France aux éditions Oui’dire. Son spectacle interactif Et Dieu créa les animaux à notre image a été présenté à plus de cent-cinquante reprises.

Mathieu Barrette

Pistolois d’origine au verbe renversant et au chant décapant, Mathieu Barrette parle à tous ceux qui ont le coeur à vif et l’esprit à la dérive. Par un étrange équilibre entre fabulation et réalité, il nous pousse vers une corde raide où les points de repère viennent au compte gouttes. Sa parole bouscule et brasse nos entrailles pour mieux dévoiler les tréfonds de l’âme humaine. Ici, point de compromis, seulement un artiste qui ne bullshit pas. Chose assez rare à l’ère de la langue de bois !

Mathieu Barrette a étudié et pratiqué la régie de scène et animé de nombreux spectacles, festivals et compétitionn artistiques. Depuis quelques années, il se consacre entièrement à l’écriture et aux différentes formes d’oralité.

Patrice Michaud

Grand gagnant du Festival International de la chanson de Granby en 2009, récompensé à trois reprises au Festival en chanson de Petite-Vallée en 2008, (Prix de la Chanson Socan pour C’est chien pour les singes, le Prix du Public et le Prix du Grand 8 franco-québécois) le chansonneur et conteur gaspésien originaire de Cap-Chat, Patrice Michaud, nous présente ici Les produits du tiroir, un spectacle intimiste où la chanson, le conte et l’humour s’entrecroisent au fil des histoires que nous trimbalons tous, au fond de nous. C’est drôle, c’est fou, c’est triste mais avant tout beau et touchant.

Richard Gamache

« Qui suis-je ? Artiste. Poète, auteur-compositeur, palabriste, écrivain publique, producteur … J’ai jeté tant de bouteilles à la mer que si elles me revenaient toutes je pourrais en faire un radeau et enfin la traverser. »

Maire de Norbertville de 2005 à 2009, récipiendaire en 2010 du prix Georges-D’Or remis par la Société Saint-Jean-Baptiste Centre du Québec pour mon implication dans la promotion et la défense de la langue française, j’ai écris plus de cent chansons et quelques plaquettes de poèmes et n’en finirai jamais de me faire entendre partout où je le pourrai.

Instruments : stylos, guitare,  piano, voix, etc.

Yolaine

Depuis plus de 10 ans, Yolaine compose ses contes autour de thèmes tirés des folklores traditionnel et contemporain. Elle a participé à de nombreuses soirées et festivals à travers le Québec, ainsi qu’en France et au Togo. Yolaine a remporté la première place au concours de menteries de Moncrabeau, en France, et est ainsi devenue la reine des menteurs 2014. Lancée, elle a aussi remporté le 1er prix au concours de menteries du festival Atalukan en 2015 et 2016, ainsi que le prix du jury au Concours intermondial de menteries des Seigneuriales de Vaudreuil-Dorion en 2016. Elle s’occupe de la programmation des événements de l’organisme Les Ami.e.s Imaginaires, diffuseur de contes, de légendes et de menteries à Québec.

21 février – trio découverte

Les duos découvertes

Avec ces duos, le Diable Vert veut donner la chance à des conteurs de la relève, qui ont déjà fait leur preuve à l’occasion d’une soirée «Nouveaux visages du conte au Québec», de se «faire les dents» en duo au Sergent avant éventuellement de présenter un spectacle solo dans le cadre des Dimanches du conte.

Joey Fallu, Christian St-Pierre et Karl Pigeon

Contes fantastiques hétéroclites

C’est avec le charme et la fougue de la jeunesse que les trois conteurs s’amusent ici à mettre en scène divers contes fantastiques hétéroclites. Tantôt inventées, tantôt tirées de légendes qui ont bercées leur enfance, les histoires et les fantaisies se succèdent à un rythme « fantastique » et nous font voyager au royaume de l’imaginaire.

Karl Pigeon

Le parcours de ce semeur d’imaginaire a commencé alors qu’il était animateur dans des bases de plein air. Ses moments préférés étaient évidemment les feux de camps où il pouvait faire concorder son imagination et l’imaginaire des campeurs sur place.

Déjà, à l’époque, il adorait exploiter le conte en jonglant avec des pointes d’humour. Même si le divertissement demeure le principal but visé, il adore également pousser son auditoire à la réflexion par l’entremise de ses personnages loufoques et des situations rocambolesques dans lesquelles il les plonge.

Il a participé à un numéro d’ouverture au Grand Rire bleu de Sherbrooke, en 2007. En avril 2008, il a agi à titre de conteur dans le cadre du mois des sucres, au restaurant Bouquet Garni. Il a organisé une soirée de conte intitulée « Contes québécois pour comptes africains ». Son dernier pas notable fut en octobre 2008, alors qu’il a participé à la soirée « Nouveaux visages du conte au Québec », organisée au Sergent recruteur.

Christian St-Pierre

Christian St-Pierre est un fils du Grand Chemin qui marche. Sur ses rives, une petite ville appelée Montmagny, qui vit des années noires, voit passer bien des voyageurs. Ils sont bateliers, camionneurs, mais aussi Grande Oie Blanche. Tous ces êtres de passage sèment alors le goût de partir. Il voyage ainsi physiquement, mais aussi sur le plan littéraire. Pour lui, chaque conte est une odyssée où le parcours est encore plus important que la destination. Car autrement, ce serait du tourisme, et non du voyage. Il est donc capitaine conteur, pilote raconteur, et il se promène où bon lui semble afin de dire qui il est et d’où il vient. Il cherche plus que des passagers, mais bien des compagnons d’aventure.