Claire Lavoie

Nouveaux visages du conte

 

 

Depuis déjà 20 ans, nous vous présentons les nouveaux visages du conte qui ont retenu l’attention du Diable Vert aux quatre coins du Pays Incertain. L’instant d’une soirée animée par Jean-Marc Massie, les Dimanches du conte vont renouer avec l’esprit cabaret qui a fait sa popularité à ses débuts. Cette année, vous pourrez entendre Claudia Tabor, Valérie Lavoie, Sylvie Proulx, Marie-Joëlle Croteau, Sophie Boissonneault, Dominique Martel, Ève Doyon, Robert Simard, Michel Payer et plusieurs autres. Invité spécial : l’électron libre de la saison Ronald Larocque.

Ariane Cloutier

Artiste multidisciplinaire travaillant principalement dans les domaines du cinéma et de l’événementiel, Ariane a découvert le conte par le biais du design d’événement. Elle fonde en 2008 la compagnie Productions Flexigloo qui allie une architecture temporaire de rue à une animation basée sur le conte. Si le répertoire des conteurs du Flexigloo est à l’origine principalement inspiré de contes inuits, il inclut à présent tout ce qui a trait à la nordicité, au froid, à la survie dans des conditions difficiles, au sens de communauté… ce qui nous rapproche des contes traditionnels québécois. Cet univers plus vaste sera exploré dans la série Les Contes du Nord.

Caroline Bernier-Dionne

Originaire de Matane Caroline reçoit sa formation de comédienne à l’École de Théâtre de St-Hyacinthe. Collaborant avec plusieurs compagnies de théâtre, Dame de Cœur et Avant-Pays, elle s’amourache de l’art marionnettique. Entre les planches, l’animation et les tournages télévisuels, Caro BD se démarque par sa polyvalence et sa spontanéité. En échasses ou en patin à roulettes, elle suscite rire et étonne de sa perspicacité. L’art du conte vient de plus en plus se greffer à sa pratique artistique notamment avec les Productions Flexigloo qui proposent un répertoire du nord dans un igloo flexible tout en offrant une expérience immersive aux spectacteurs.

Claire Lavoie

Claudia Tobar

Claudia Tobar est une artiste versatile de la scène.  Musique, humour et poésie sont tous des moyens qu’elle prend pour raconter des histoires, faire part de ses observations ou livrer des confidences.  Sur un parfois comique, parfois méditatif, ce qu’elle a à dire est toujours sincère.

Dominique Martel

Par sa voix singulière qui la prédestine littéralement au jeu et sa présence très enracinée sur scène, l’auteure et conteuse Dominique Martel s’est ancré dans le territoire de la scène émergente avec son spectacle Mémoire sauvage. Fidèle à sa signature, l’artiste réussit encore une fois à forger un bijou à partir d’une pierre sombre : La mort est reine de cette création, mais grâce au doigté poétique de l’auteure et servi ici par un imaginaire déjanté comme jamais, Mémoire sauvage s’inscrit comme une œuvre des plus lumineuses. Telle une fable animale brillamment pensée, elle vous fera voyager au-delà de votre propre mémoire.

«On a affaire ici à toute une conteuse !» Francine Grimaldi, Radio-Canada

Ève Doyon

Marie-Joëlle Croteau

Il n’était pas tout à fait une fois, une  « pas tout à fait trentenaire » qui adorait conter toutes sortes d’histoires. Tantôt elle racontait sa vie, parlant de ses recettes préférées et de son 52e enfant qui avait un don particulier pour redécorer toutes les chaussures qui passaient par là, d’un teint jaune-vert-marron-rose de sa bile magique, qui sortait aussitôt qu’on frottait le petit génie, tantôt elle contait des contes que tout le monde connait, ceux de grimm étaient parmi ses préférés ; elle avait un penchant pour les 3 p’tits cochons et le p’tit chaperon rouge…les versions revisitées avaient toute son attention puisqu’elle avait du mal à saisir la logique de guérir une grand-mère à grand coup de cholestérol, moyennant des biscuits et un p’tit pot de margarine. Bref, la « pas tout à fait trentenaire » adorait conter toutes sortes de choses et un beau jour on lui parla des nouveaux visages du conte. Bien qu’elle était loin d’avoir un nouveau visage avec ses rides qui parlaient tranquillement au coin de ses yeux agrémenter de pattes d’oie dans le genre vilain p’tit canard, elle fut intriguée par l’idée. Elle avait l’habitude de conter une seule fois par année, au festival des contes et légendes de Leeds, mais pour une raison qu’elle n’a encore jamais dite à personne, elle avait envie de conter par de là le p’tit patelin de Saint-Jacques de Leeds. Elle avait une envie folle de renouveler sa face et décida donc de prendre son courage avec sa langue et demanda à qui fallait s’adresser. Et elle s’adressa. Elle s’adressa au messie, celui qui laissait une chance au p’tit, au grand, au moyen, au ridé pas ridé de conter devant un auditoire de ville. La suite de l’histoire s’écrit à l’instant, alors que  la « pas tout à fait trentenaire » se trimballe un peu partout avec ses recettes à partager, une pincée de passion, une cuillère à thé de sauterelle et une bonne dose d’amour à mélanger partout, partous.

Michel Payer

Michel Payer est un calleux de sets carrés, un chanteux de chansons à répondre et un conteux d’histoires et de légendes : plus traditionnel que ça, tu meurs! Comme conteur, en plus de donner des ateliers de contes dans des écoles de sa région et de présenter son spectacle « Contes à Payer », il collabore  avec des groupes musicaux pour des spectacles contes-musique, il présente des extraits de ce mélange de contes, de légendes et d’anecdotes historiques lors de la Fête Nationale ainsi que pour la Société d’Histoire de Saint-Jérôme (lors de la reconnaissance de dix personnages historiques). Choisissez votre profil : « En place pour un set »,  « Excusez-la » ou « Ça d’l’air qu’y paraît que j’ai entendu dire… »

Robert Simard

Historien de profession, Robert Simard est un raconteur hors pair, sachant marier l’invraisemblable au véritable, quelque part entre la fantaisie et le patrimoine. Il est un lien entre l’histoire et les livres où le raconteur trouve son conte. Laissez-vous transporter dans une rencontre située à la frontière du devoir de mémoire et des histoires à dormir debout.

Ronald Larocque

Conteur de la première heure des Dimanches du conte, il raconte depuis plus de seize ans. Il a participé à plusieurs festivals de contes et promené ses histoires de Natashquan à la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, et même en France comme invité d’honneur à Fontaine–Le Comte près de Poitiers où il a été réinvité pour une série de sept spectacles. Il a aussi conté en français et en anglais, en Inde à Mumbai, Goa et Delhi. Il a présenté son précédent spectacle <L’homme qui lisait dans les mamelons et autres contes de l’émotion> plus d’une quarantaine de fois dont huit fois en rafale à Valleyfield au Cabaret d’Albert (livre-disque chez Planète rebelle). Il est Arbraconteur et conte pour les enfants dans le cadre du programme  « La culture à l’école » du ministère de l’Éducation.  Son projet d’avenir c’est d’être globe-conteur (mot qu’il a créé) pour le partage et l’amitié.

Sophie Boissonneault

Sophie Boissonneault, comédienne depuis plus de 30 ans, conteuse depuis quelques années, elle crée ses propres textes depuis 2011. Originaire de la ville de Québec, elle vit maintenant à Notre-Dame-de-Ham, au Centre-du-Québec où sa création s’est déployée en même temps que l’immersion rurale ! Elle s’amuse avec les mots, le monologue, le conte, le drôle, le tragique… En 2011, naquit un personnage : Penouche, qui l’amena à explorer une poésie philosophique et clownesque pour patcher les cœurs troués. Son matériel original s’inspire de l’isolement social, la marginalité, l’appropriation du pouvoir d’agir, la quête du bonheur, etc. La scène et la création sont des terrains de jeux fertiles, loufoques et salvateurs. La création, c’est sa résilience. Ses mots-clés : Créer, Aimer et Rassembler pour patcher des cœurs troués. L’anthropologie, l’intervention sociale et la création artistique coexistent en elle créant ainsi, le temps d’une performance, une rencontre authentique, humaine et enveloppante.

Sylvie Proulx

Sylvie Proulx est chanteuse et conteuse. Musicothérapeute de formation et bachelière en musique, elle enseigne la musique et l’art dramatique à l’école primaire. Aussitôt qu’elle le peut, elle inclut le conte dans son enseignement.

Elle a fait partie de nombreuses productions en Estrie, dont le festival Les jours sont contés. Avec ses performances, elle aime toucher, surprendre et déstabiliser. Sylvie a rencontré le conte autour des années 2000 et ne l’a plus quitté depuis. Elle aime raconter, avec son franc-parler et ses manières sans prétention, la vie des gens ordinaires qu’elle transforme en perles extraordinaires.

Valérie Lavoie

Val La Vie aime les histoires. Les raconter et les écouter, mais surtout les Vivre. Toutes sortes d’histoire, encore plus celles qui lui permettent de réfléchir et de grandir. Elle aime être marquée par une histoire, ne plus être tout à fait la même après qu’elle soit passée dans sa Vie. Curieuse, chercheuse, enseignante, militante, exploratrice, voyageuse, conteuse, elle ne saurait plus trop se décrire… À travers son parcours de Vie, c’est l’expérience humaine dans toutes ses facettes qui l’intéresse. Vivre la Vie, tout simplement.