Drôle de manière avec Didier Kowarsky

Octobre 2017
Déjà 20 ans ! Contes autour du globe

Comme à chaque année, depuis déjà 20 ans, le mois d’octobre est consacrés aux conteurs du monde avec la série « Contes autour du globe ». Pour l’occasion, nous accueillerons le conteur tunisien Ahmed Hafiz, le Libanais Jihad Darwiche, l’Absurdistanais Didier Kowarsky, la conteuse égyptienne Chirine El Ansary et le messager du Maghreb et de l’Orient Jean-Jacques Fdida . Dans ce voyage sur les routes du Liban et de la Tunisie en passant par l’Égypte sans oublier l’Absurdistan, vous serez envoûtés par des paroles tous azimuts.

DRÔLE DE MANIÈRE

De contes en anecdotes, de poèmes en chansonnettes, Didier Kowarsky s’aventure à la recherche de quelque mystère essentiel et ineffable niché entre les mots. Au delà du langage et du sens, le geste et le mouvement, l’emportement et la désinvolture sont autant de postures exploratrices.

Le conteur suit un fil tressé de souvenirs, de récits et de citations issus d’une rencontre singulière, étalée sur trois années, avec des nomades, ados du voyage : Gitans, Manouches, Voyageurs. Ils sont issus d’un peuple qui est venu de loin et depuis un millier d’années parcourt les routes de l’Europe. Il sont à demi sédentarisés et demeurent nomades, c’est à dire qu’ils n’ont pas d’attache.

Ils se fondent dans le paysage des pays qu’ils traversent, et préservent leurs principes de vie. C’est pourquoi ils demeurent singuliers, par le rapport qu’ils entretiennent avec le temps, l’histoire et la légende ; et leur présence singulière nous tend un miroir qui dévisage.

– C’est bien la vie, hein! Y faut faire un métier, la vie. J’veux chanter, moi.

– « Ah ! Au secours, au secours !

 Il voit toujours rien, à part des hiboux dans les vieux arbres.

Il entend toujours la bonne femme,

puis d’un coup il commence à s’approcher d’un homme, et il voit rien :

il trouve qu’une ombre.

Il dit : – Monsieur, Monsieur ! Je me suis perdu dans la forêt !

– C’est normal, c’est ta pensée mon petit. »

– Vous savez pourquoi ils ont peur de vous les Gadjé?

– Moi je sais pourquoi: c’est parce qu’on dit pas « s’il te plaît » et tout ça.

 

Didier Kowarsky

Conteur, formateur, chercheur dans le domaine des Arts du Récit.

Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène, théâtre classique et contemporain, masque, clown, avant de s’engager sur la voie du conte et de l’oralité. Depuis 1988 il explore toutes les directions de la parole investigatrice, négligeant la performance au profit de l’exploration de formes, de questionnements divers et de contes, ainsi que les relations de la parole avec la musique, la danse et d’autres arts de la scène et de la piste. Ce travail d’investigation ouvre une voie singulière depuis un premier solo créé en 1989, suivi de diverses créations présentées dans les lieux alternatifs, les réseaux du conte, sur les scènes théâtrales et musicales :  récitals informels en solo ou en duo avec Marc Démereau, musicien compositeur et improvisateur, spectacles musicaux avec deux, quatre ou cinq partenaires musiciens, conteurs ou comédiens, ainsi que divers spectacles éphémères avec des artistes de rencontre (danseurs, musiciens, poètes, clowns, conteurs, circassiens). Parallèlement à ses spectacles, Didier Kowarsky accompagne dans leurs créations des artistes d’horizons divers, il conduit des stages et des ateliers d’oralité, ainsi que diverses interventions en rapport avec la prise de parole et la mémoire (villes, quartiers, groupes, associations). Il dirige depuis 2010 L’Observatoire du Silence, laboratoire théâtral de recherche pluri-disciplinaire.

Didier Kowarsky

Conteur, formateur, chercheur dans le domaine des Arts du Récit.

Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène, théâtre classique et contemporain, masque, clown, avant de s’engager sur la voie du conte et de l’oralité. Depuis 1988 il explore toutes les directions de la parole investigatrice, négligeant la performance au profit de l’exploration de formes, de questionnements divers et de contes, ainsi que les relations de la parole avec la musique, la danse et d’autres arts de la scène et de la piste. Ce travail d’investigation ouvre une voie singulière depuis un premier solo créé en 1989, suivi de diverses créations présentées dans les lieux alternatifs, les réseaux du conte, sur les scènes théâtrales et musicales :  récitals informels en solo ou en duo avec Marc Démereau, musicien compositeur et improvisateur, spectacles musicaux avec deux, quatre ou cinq partenaires musiciens, conteurs ou comédiens, ainsi que divers spectacles éphémères avec des artistes de rencontre (danseurs, musiciens, poètes, clowns, conteurs, circassiens). Parallèlement à ses spectacles, Didier Kowarsky accompagne dans leurs créations des artistes d’horizons divers, il conduit des stages et des ateliers d’oralité, ainsi que diverses interventions en rapport avec la prise de parole et la mémoire (villes, quartiers, groupes, associations). Il dirige depuis 2010 L’Observatoire du Silence, laboratoire théâtral de recherche pluri-disciplinaire.

L’Absurdistan à l’honneur avec Didier Kowarsky

Octobre 2014
Contes autour du globe

Comme à chaque année, le mois d’octobre est consacrés aux conteurs du monde avec la série « Contes autour du globe ». Pour l’occasion, nous accueillerons l’antillais Franck Sylvestre, le conteur absurde Didier Kowarsky, le conteur occcitan Daniel L’Homond et la conteuse québécoise Claudette L’Heureux. Dans ce voyage sur les routes des Caraïbes et du Pays d’Oc en passant par l’Absurdistan et  Maniwaki, vous serez envoûtés par des paroles tous azimuts.

PORTNAWAK
Le bois et la cendre

Portnawak c’est n’importe quoi : des états, des caractères et des formes apparaissent et meurent sans se reconnaître, comme le bois ne peut connaître la cendre, ni le papillon la chenille. Dans la vivacité de l’impromptu le plateau se peuple d’inventions, de personnages, d’images, de souvenirs collectifs, d’histoires et d’anecdotes.

Sans cesse l’animateur-conteur-conférencier-acteur semble en quête d’improbables évidences : il se lance dans une tentative de définition de l’humanité au moyen de l’anecdote, du cinéma, du mythe, du conte, du rêve et de la harangue. C’est la recherche d’une identité hypothétique dont les contours seraient tracés par les singularités d’une société civilisée. Recherche sans fin puisque sans cesse le héros meurt à sa nouvelle identité.

Qu’est-ce qui relie les extravagantes incohérences de notre quotidien, la mort annoncée, le conte, l’histoire incongrue, le discours désensé?…

Dans le fond ce parleur ne fait rien de particulier : la poésie est dans la nature des choses, il s’applique à ne-pas-l’empêcher.

Il y a un secret entre nous : c’est la réalité.

Je confronte les histoires à la réalité

pour réaliser les histoires et éprouver la réalité.

Ce sont des histoires à dormir debout :

le rêve apparait en relief entre votre point de vue et le mien.

 

Le conteur il lui manque toujours quelque chose

et c’est le public qui l’a.

Didier Kowarsky

Conteur, formateur, chercheur dans le domaine des Arts du Récit.

Didier Kowarsky a pratiqué différentes disciplines de la scène, théâtre classique et contemporain, masque, clown, avant de s’engager sur la voie du conte et de l’oralité. Depuis 1988 il explore toutes les directions de la parole investigatrice, négligeant la performance au profit de l’exploration de formes, de questionnements divers et de contes, ainsi que les relations de la parole avec la musique, la danse et d’autres arts de la scène et de la piste. Ce travail d’investigation ouvre une voie singulière depuis un premier solo créé en 1989, suivi de diverses créations présentées dans les lieux alternatifs, les réseaux du conte, sur les scènes théâtrales et musicales :  récitals informels en solo ou en duo avec Marc Démereau, musicien compositeur et improvisateur, spectacles musicaux avec deux, quatre ou cinq partenaires musiciens, conteurs ou comédiens, ainsi que divers spectacles éphémères avec des artistes de rencontre (danseurs, musiciens, poètes, clowns, conteurs, circassiens). Parallèlement à ses spectacles, Didier Kowarsky accompagne dans leurs créations des artistes d’horizons divers, il conduit des stages et des ateliers d’oralité, ainsi que diverses interventions en rapport avec la prise de parole et la mémoire (villes, quartiers, groupes, associations). Il dirige depuis 2010 L’Observatoire du Silence, laboratoire théâtral de recherche pluri-disciplinaire.