Louis-Noël Bobey « Titiboulibi »

On ne sait pas trop s’il conte, s’il slame, s’il chante, mais il postillonne beaucoup !
en patois de Bresse, en innu, marseillais, parfois même en français et sous sa glotte on trouve de tout mais pas que: un dentier de grand-mère, une aile de moulin, une autre de poulet, une auto calcinée, un bateau de pirates, un bon gros matin, de la vaisselle cassée…en fait rien de tout ça mais venez, vous verrez!

Nouveaux visages du conte au Québec

Pour la 13e année consécutive, nous vous présentons les nouveaux visages du conte qui ont retenu l’attention du Diable Vert aux quatre coins du Pays Incertain. L’instant d’une soirée animée par Jean-Marc Massie, les Dimanches du conte vont renouer avec l’esprit cabaret qui a fait sa popularité à ses débuts. Cette année, vous pourrez entendre Claude Hamel, Dominique Séguin, François Desgroseilliers, Jean-Luc Boutin, Michael Hoornaert, Serge Yvan Bourque, Louis-Noël Bobey « Titiboulibi », Catherine Ego, Donald Dubuc, Mathieu Riendeau, Aurélie Devaux, Danielle Godin, Jean-Claude Martineau et bien d’autres conteurs. Invitée spéciale : L’électron libre de la saison Gisèle Ndong Biyogo

 

Aurélie Deveaux

Artiste du conte et du théâtre, Aurélie aime créer des univers merveilleux où se côtoient des personnages hauts en couleur et attachants. Ses histoires, d’un style frais et léger, lui permettent de parler des causes qui lui tiennent à cœur en transmettant un message de courage, de confiance et de force.

Catherine Ego

Dans le parcours de Catherine Ego, tout tourne autour du dire.

Chroniqueuse de littérature, animatrice de radio, traductrice, auteure… Tout ce que raconte la langue et qui la raconte la fascine. Sur le plan artistique, c’est d’abord par le théâtre que sa passion pour les mots s’exprime, jusqu’aux formes extrêmes du dire : mime, virevolte linguistique et virtuosité vocale. En 1995, elle fonde avec le guitariste et compositeur Arturo Parra la troupe de guitare et voix parlée Paroles Égales, le théâtre pour l’oreille. Après avoir créé des textes d’autres auteurs, Catherine Ego est devenue depuis 2003 la « voix » de Paroles Égales à plus d’un titre, puisqu’elle écrit maintenant poèmes, contes et récits pour la troupe. Elle travaille également avec des artistes visuels et sème ses textes aux quatre vents dans le cyberespace, les cafés, les revues littéraires et l’espace public.

Claude Hamel

Claude Hamel est native de l’Abitibi et résidente des Cantons de l’Est depuis 2006. Initiée à l’art du conte urbain en 1981 au sein du collectif Wondeur Brass, elle ajouta les contes traditionnels à sa pratique lors de son implication au coeur des Productions Coeur.com, un regroupement d’artistes et de thérapeutes où elle codirigea des ateliers,         de 1998 à 2008, en France, en Belgique, en Égypte et au Québec. Claude écrit, explore et présente depuis lors des contes traditionnels et historiques ainsi que des récits de vie issus de son expérience personnelle qui l’a menée de plateaux de tournage en lieux mythiques aux quatre coins du monde. Preneuse de son en cinéma documentaire de 1986 à 2012, Claude réalise cette année un long métrage portant sur les conteuses autochtones du Québec, en collaboration avec l’O.N.F.

La conteuse aux mille chapeaux a signé huit contes à colorier illustrés de sa main. Ces huit contes font parti du Parcours Patrimonial des Mille et une vies de la Vallée de la Missisquoi, parcours créé par cette auteure ayant aussi effectué la recherche historique, la direction artistique et l’écriture du circuit patrimonial A cœur vaillant de la Ville de Contrecoeur, et du tour autoguidé du Vieux Yellowknife en 2013. Claude Hamel a représenté le Québec en 2014 au Festival International Contes et Musique dans la Cité en Martinique et poursuit une carrière internationale. Également présente sur la scène québécoise, elle a participé aux Festivals Festilou à Montréal, Contes et Légendes en Abitibi Témiscamingue, Atalukan à Mashteuiatsh et au Rendez-vous des Grandes Gueules de Trois Pistoles.

Danielle Godin

Artiste multidisciplinaire oeuvrant dans le domaine théâtral et chorégraphique, diplômée d’une maîtrise en danse de l’UQAM, Danielle poursuit ses recherches comme praticienne dans le monde des Arts par des projets fusionnant le théâtre, la percussion et la danse. Également diplômée d’un certificat en sciences sociales et en mouvement expressif, sa formation en danse est très diversifiée, elle a cheminé doucement du ballet classique au flamenco contemporain en passant par le jazz et le moderne. En tant que comédienne, on a pu la voir dans plusieurs productions télévisées ; Lance et compte, Scoop, Ramdam et Rivière des Jérémie qui lui a valu une nomination aux prix Gémeaux en 2002. Elle a dirigé pendant plusieurs années des ateliers de comédie musicale pour les enfants de 7 à 17 ans avec les Ateliers Patrick Labbé. Elle a apporté sa contribution comme chorégraphe dans le film «Jack Paradise» de Gilles Noël et dans plusieurs émissions télévisées. Ses champs d’intérêts sont présentement les composantes cognitives du processus créatif dans une perspective communicationnelle et elle se penche plus particulièrement sur l’interrelation entre le rythme et les mots dans une approche corporelle dramatique. Lorca beat et Poesia y flamenco présentés dans plusieurs festivals et Maisons de la culture témoignent de cette recherche artistique. Elle a participé au festival des percussions de Longueuil en présentant des performances alliant contes japonais, maori et percussions.

Dominique Séguin

Bachelière en littérature où j’ai étudié entre autres avec l’écrivaine Monique Bosco, bachelière également en musique, orientation : écriture musicale., enseignante du français à la CSDM à une clientèle immigrante adulte, mes champs d’intérêt ont toujours visé la créativité. Je suis auteure-compositrice, parolière, poète et artiste peintre. Je suis présentement en train d’écrire un recueil.

Donald Dubuc

Câlleur, conteur et animateur jeunesse réputé en Estrie, Donald Dubuc est l’organisateur des veillées de danses traditionnelles à Richmond et de la série Les Contes du Réfectoire du Centre d’Art de Richmond.

Touché profondément par l’agrément ressenti lorsqu’il a dansé son premier set-carré, il s’est donné comme objectif de rendre accessible à tous le plaisir et les bienfaits de la danse traditionnelle. Animateur dynamique, chantant, au sens de l’humour mordant, en plus d’être un excellent pédagogue, il figure parmi les meilleurs câleurs de la nouvelle génération au Québec !

Il conte parce qu’il y trouve des choses utiles à sa propre quête. Il conte parce qu’il souhaite contribuer à ce que certaines histoires qui accompagnent l’humanité déjà depuis très longtemps et qui ont toujours quelque chose à nous dire, poursuivent leur route à nos côtés.

www.donalddubuc.com

contact@donalddubuc.com

 

François Desgroseilliers

François Desgroseilliers a été animateur pendant 35 ans dans les écoles secondaires, sensibilisant les jeunes aux questions d’environnement, de justice sociale, leur montrant à voir plus loin que le bout de leur nez… Retraité, il a écrit des contes animaliers où une écureuil, Kikiran, voit plus loin que son museau. Elle affronte les empreintes que les 2 pattes ont laissé dans une nature qui se transforme. Le conteur vous invite à suivre les aventures de cette Kikiran très curieuse. François Desgroseilliers a suivi la formation d’initiation au conte à la Maison des arts de la parole à Sherbrooke, et participe au cercle des conteurs de la Montérégie.

Jean-Claude Martineau

Né en Haïti en 1937, Jean-Claude Martineau marque très tôt la scène culturelle et artistique haïtienne. Poète, musicien, compositeur, dramaturge, conteur et historien à ses heures, il a joint les rangs de la contestation contre la dictature duvaliériste durant les années 60. C’est à cette époque de militantisme qu’il prend le surnom de Koralen, mot créole qui désigne une pirogue. Chantre par excellence du folklore haïtien, Jean-Claude Martineau est lui-même devenu une légende tant dans son pays d’origine que dans la diaspora haïtienne. Établi à Montréal, après avoir séjourné quelques années aux États-Unis, il oeuvre ces temps-ci comme écrivain, parolier et chroniqueur à la radio.

Extraits médias

« Chaque auteur est animé par des sensations uniques lorsqu’il produit une oeuvre, et il n’est pas donné à tout interprète de pouvoir traduire ces émotions. La voix de Koralen procure ces transports, vous ressentez ce qu’il ressent à travers ses intonations « .

Ti-Corn, Quatchimen, 19 mai 2015

http://www.quatchimen.com/nouvelles-culturelles.html

« Enjoué, nostalgique, facétieux, Jean-Claude Martineau est une des figures importantes dans la création musicale et littéraire haïtienne. Son oeuvre est façonnée par l’imaginaire collectif haïtien, l’histoire et le folklore haïtien d’où il tire certains de ses sujets et personnages. Elle témoigne d’un style élaboré, et d’une poésie pleine d’images référentielles et porteuses d’émotions et de charge sociale ».

Chenald Augustin, Le Nouvelliste, 17 août 2010

http://lenouvelliste.com/lenouvelliste/article/82495/Jean-Claude-Martineau-a-lheure-du-roman-etde-lessai

Jean-Luc Boutin

Issu d’une famille où la tradition orale était particulièrement importante, Jean-Luc Boutin a grandi quelque part aux confins des terres. Il est arrivé au conte par le biais de la chanson traditionnelle. Au creux de sa caverne au Centre-du-Québec, il accumule les contes et les chansons, sortant de temps en temps pour semer quelques histoires dans les oreilles ouvertes des esprits accueillants. Il propose alors un répertoire de contes issu de la tradition orale et métissé d’écrits reverbalisés. Ti-Jean Batinse le suit depuis quelques années et c’est avec plaisir et grands gestes qu’il vous détricote quelques fils de cette saga pour vous les offrir. Des récits de création du monde, des histoires de petites gens ou de curés per omnia secula seculorum jaillissent aussi de sa besace à l’occasion.

Louis-Noël Bobey « Titiboulibi »

On ne sait pas trop s’il conte, s’il slame, s’il chante, mais il postillonne beaucoup !
en patois de Bresse, en innu, marseillais, parfois même en français et sous sa glotte on trouve de tout mais pas que: un dentier de grand-mère, une aile de moulin, une autre de poulet, une auto calcinée, un bateau de pirates, un bon gros matin, de la vaisselle cassée…en fait rien de tout ça mais venez, vous verrez!

Mathieu Riendeau

Après  une décennie à parcourir les avenues asphaltées du théâtre de rue,  Mathieu Riendeau choisit d’emprunter le chemin du conte à l’automne 2012. Pour lui, les contes se puisent dans les grandes histoires du quotidien laissées invisibles par les porte-voix médiatiques, bruyants et aveuglants. Dans ses histoires, il interroge nos perceptions de la réalité, il refaçonne l’enchaînement des événements pour qu’émerge notre héroïsme actuel et nos sagesses contemporaines. Depuis 2002, il a participé à la création de plusieurs dizaines de spectacles et d’animations avec la Coop les ViVaces et la troupe de théâtre de rue NomadUrbains.

Michael Hoornaert

Né dans le nord de la France, j’ai 36 ans et pas mal voyagé avant de venir habiter à Montréal il y a 4 ans. Depuis la fin des études, je cherche ma ou plutôt une place. Ingénieur dans une tour à bureaux de Paris, cuisinier pour des activistes écolo, en passant par roadies pour un célèbre batteur perdu en Australie, on ne peut pas dire que je n’ai pas essayé. Au final ce que je retiens ce sont des gens tous différents et des aventures incroyables. Par plaisir mais aussi pour ne pas oublier, je romance aujourd’hui ces histoires.

Serge Yvan Bourque

Originaire de Rimouski, Serge Yvan Bourque a un baccalauréat en psychosociologie et une maîtrise de son humour à l’École nationale de l’humour.  Globetrotteur, il a donné plus de cent spectacles en Europe.  Il anime les soirées « Je ris donc je suis » à la Taverne Jarry (Montréal).  « Pas brillant mais lumineux » est sa quatrième pièce-monologue.   (www.sergeyvanbourque.com)

Il émane une telle sincérité de ce jeune barbu que l’on se laisse séduire. Il nous embarque dans des récits épiques qui nous emmènent sur un improbable aéroport du Grand Nord disparaissant sous la neige, aussi bien que dans le Rwanda ravagé par le génocide. La gentillesse du ton, la tendresse du regard lui permettent de dire une vérité pas toujours rose sur l’humanité qu’il croise.  (…) Cet optimisme forcené fait de son spectacle un moment aussi drôle que revigorant. On comprend qu’il se soit lui-même aimé sur sa page professionnelle Facebook, on partage son engouement.

Nicolas Blondeau, Le Progès (Lyon), 10 octobre 2015

Serge Yvan Bourque a partagé sa philosophie positive et a amené un peu de cette joie qui l’entoure.  L’artiste en a profité pour amorcer quelques réflexions sur les sujets qui dérangent, mais avec une distanciation comique et un sens de la justice poétique. Il a montré, à travers ce spectacle, intitulé Pas brillant mais lumineux, que l’on pouvait trouver un peu de lumière partout, et chez tout le monde.

Élodie Malet, Ouest-France, 17 octobre 2015

Les nombreux thèmes piquent différents niveaux de curiosité, de quoi nous garder toujours à l’affût de l’originalité des textes et de la justesse de plusieurs réflexions bien senties. L’énergumène de bonne foi a d’ailleurs le mérite de nous pousser à s’interroger sur le «comment en est-il arrivé là?» et le toujours aussi gagnant: «mais comment fait-il pour penser à de telles choses?»

Jim Chartrand, La Bible Urbaine, 17 juillet 2013