Déjà 20 ans ! Les conteuses et conteurs du Sergent recruteur

À Montréal, il y a déjà 20 ans, la mythique première soirée des Dimanches du conte était présentée à la Microbrasserie du Sergent recruteur sur le boulevard Saint-Laurent. Les conteuses et conteurs du Sergent recruteur, ces conteuses et conteurs de la première heure sans lesquels l’événement les Dimanches du conte ne serait jamais devenu ce qu’il est aujourd’hui, seront tous réunis l’instant d’une soirée où s’entremêleront contes, anecdotes et autres surprises. La soirée sera animée par les cofondateurs des Dimanches du conte André Lemelin et Jean-Marc Massie. Au menu : Claudette L’Heureux, Éric Gauthier, Éric Michaud, Éveline Ménard, François Lavallée, Jacques Pasquet, Lucie Bisson, Mike Burns, Myriame El Yamani, Renée Robitaille et Yves Robitaille et l’électron libre de la saison Ronald Larocque.

 

André Lemelin

Je raconte depuis le milieu des années 1990 où j’ai tour à tour exploré les contes urbains et merveilleux, pour finalement approfondir la manière traditionnelle de conter : je brode mes histoires sur des canevas en relation avec l’auditoire, j’improvise au besoin et je choisis mes contes selon les gens présents et l’environnement dans lequel j’évolue.

En marge de ma pratique de conteur professionnel, j’explore la forme et questionne l’esthétique de la narration orale au moyen de procédés narratifs et de différentes technologies afin de porter ma pratique vers un art de la contemporanéité.

Site personnel

Claudette L’Heureux

Dans le cadre des Dimanches du conte, Claudette aura été de la première et la dernière soirée des Paroles de femmes. Elle en a connu des belles, errant, cherchant sa vérité du moment. Une chance que la Poule à Madame Moreau veillait au grain.

« Tu as fait longue vie pleine d’histoires et ce n’est pas la fin. Tu as une voix faite pour les contes. Tu es :

: charmante  L:   loyale  A : adorable  U : unique  D : droite

E:  énergique  T:  tenace T : tendre  E : étincelante

LUNA SAURIOL 12 ANS

Eric Gauthier

Depuis son enfance en Abitibi, Éric Gauthier adore les histoires étranges. Informaticien défroqué, il se plaît maintenant à raconter sur scène et sur papier. C’est en 1999 qu’il a répondu à l’appel du Sergent recruteur et ses Dimanches du conte; depuis, il est allé conter jusqu’en France et au Yukon. On le reconnaît à sa manière de présenter la vie moderne dans tout ce qu’elle a de fantastique, de drôle et de déroutant. Ses écrits et ses contes lui ont valu plusieurs prix, dont le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois. Après son recueil de contes Feu blanc(Planète rebelle, 2009) et son ambitieux roman Montréel (Alire, 2011), il propose un nouveau roman, La Grande Mort de mononc’ Morbide (Alire, 2015), qui met en évidence sa voix de conteur et son style singulier. Il habite maintenant Sherbrooke où il poursuit sa chronique de l’insolite. Pour en savoir plus: ericgauthier.net.

« Il est de ces conteurs mutants qui inventent leur matière en puisant à toutes les formes de récits, fictions médiatiques, légendes urbaines, contes traditionnels. »
— Anne Dupuis, Spirale

« Éric Gauthier nous présente un univers moderne, où subsistent toutefois quelques traces des légendes d’autrefois. Mais contrairement au folklore qui peut parfois nous paraître absolu et lointain, la verve du conteur nous mène plutôt vers ce qui fait le caractere du Québécois d’aujourd’hui. »
— Sadrina Brochu, Le Girafe

« C’est ainsi que Gauthier structure ses contes, en réunissant les principes d’un espace-temps (la vie des étudiants de nos jours) à un autre espace-temps (le mode de vie tribale, l’oralité). »
— Nicolas Tremblay, Lettres québécoises

Eric Michaud

Éric Michaud, parfois connu sous le sobriquet de Ubert Sanspré, son alter-ego historique, reste un conteur de l’Histoire. Depuis 1995, il a conté à plusieurs endroits dont les Dimanches du Conte, Les Grandes Gueules de Trois-Pistoles, les fêtes de la Nouvelle-France, le festival interculturel du conte, le festival Bouches à oreilles, l’auberge du Dragon Rouge, le festival Alianait du Nunavut, etc. En 2009, il a été le premier hors-Européen, depuis 1748, à être sacré Roi des Menteurs au concours international de la menterie de Moncrabeau en France. Du XIIe siècle au XXIe siècle, laissez-vous emporter dans son monde bien personnel.

Éveline Ménard

Éveline Ménard est tombée dans les histoires comme un cheveu sur la soupe. Elle y a découvert sa passion et en a fait sa profession. Atterrie au Dimanche du conte en 1998, elle y a pris son envol et depuis, elle sillonne les routes pour raconter aux petits et grands des histoires incroyables. Elle puise son inspiration dans les contes de tradition orale et les mâche et remâche pour les rendre contemporains. Voyageuse dans l’âme, elle se déplace dans plusieurs régions du Québec, effectue chaque année une tournée en France, et porte sa parole dans de nouveaux pays chaque année : Belgique, Équateur, Martinique, Mexique. Depuis deux ans, elle prend plaisir à découvrir les communautés francophones canadiennes, et a participé à des événements de contes au Manitoba et en Acadie.

Reconnue pour la qualité de son travail, elle a été accueillie en résidence à la Maison Gabrielle-Roy à Saint-Boniface au Manitoba au cours des deux dernières années. Elle a travaillé, avec l’auteur Bertrand Nayet, à la création d’un livre-disque de contes originaux sur le thème du voyage et de la rencontre. Le livre Contes de fils et d’eaux a été lancé au Québec en novembre dernier, lors du Salon du livre de Montréal et est publié aux Éditions des Plaines.

François Lavallée

Dans un univers qui se situerait à la frontière de celui de Tim Burton et du Baron de Münchausen de Terry Gilliam, François Lavallée livre un hommage tout personnel au Québec et à sa mémoire collective, au travers d’histoires où pointe une douce folie teintée d’une poésie sincère et vibrante. Avant tout, homme de paroles et d’idées, forgeron de menteries et rêveur de réalités, c’est aussi un bricoleur d’images, le nez au vent de la modernité.

Jacques Pasquet

Je ne sais pas si les mensonges de mon enfance étaient des signes prémonitoires. Souvent à la frontière entre réel et imaginaire, j’aime accorder toute la place à la force de la parole qui fait sens, donne à rêver et nourrit nos imaginaires.

Jacques Pasquet, écrivain-conteur

www.jacquespasquet.com

Jean-Marc Massie

Homme de parole à l’imaginaire foisonnant et débridé, Jean-Marc Massie se situe au croisement du conte urbain et du dessin animé, du récit de vie affabulé et du monologue éclaté. Ce narrateur atypique occupe une place unique dans l’univers des conteurs. Explorateur de nouvelles avenues pour le conte, il croit que ce dernier se doit d’être un art vivant destiné à  évoluer afin de ne pas se folkloriser à  outrance. En plus d’avoir publié Montréal démasquée, premier livre-DVD de  conte au Québec, en 2008 et en 2009, Jean-Marc Massie a été  chroniqueur conte à la Première chaîne de Radio-Canada à l’émission «Vous êtes ici».  Récipiendaire en 2010 du prix Jocelyn Bérubé, ce défricheur de la première heure est sans conteste l’un des acteurs principaux de l’actuel renouveau du conte au Québec.

« Un homme à l’imaginaire foisonnant […] c’est du jamais vu […] on est tous pendus à ses lèvres […] Et ce qui frappe chez ce conteur, c’est cet art qu’il a de manier les mots, de manier la langue]»

Julie Laferrière, Première chaîne, Radio-Canada.

«Jean-Marc Massie illustre, une fois de plus, qu’il est de la grande lignée des inventeurs de mondes (…) Ce conteur à l’imaginaire débridé et foisonnant sait décortiquer la réalité pour lui donner une autre dimension. Étonnant, inventif et éblouissant …

Yvon Paré, Lettres québécoises

Lucie Bisson

C’est par la menterie (petite histoire pour divertir) que Lucie Bisson fait son entrée dans le milieu du conte au Québec. Les prix qu’elle remporte sont le début d’une magnifique odyssée dans le monde merveilleux de la parole conteuse. Elle écrit la plupart de ses histoires tantôt insolites, tantôt frôlant la vérité et elle n’oublie jamais que toute vérité n’est pas bonne à dire… Lucie Bisson poursuit sa route sur le chemin du conte, remplie de gratitude envers ceux et celles qui ont su, par leurs encouragements et leurs précieux conseils, faire grandir ses ailes de conteuse et devenir la raconteuse qu’elle est aujourd’hui.

www.conte-quebec.com/conteurs/lucie-bisson-0

Mike Burns

Mike est un irlandais majuscule. Il vit un pied au Québec et l’âme en Irlande. Il sculpte, pratique le aïkido et rêve en gaélique. C’est le seul individu que nous connaissons qui raconte les yeux fermés, de sorte que ce sont les images que fabriquent sa voix et sa langue qui aveuglent, criantes et visibles.

Source :Eric Premel

« Mike Burns est un roc : Le monde pourrait partir en poussière pendant qu’il raconte il n’en serait que peu affecté. Les yeux fermés, la voix basse mais tranchante, l’Irlandais du Québec fait partie de la race des conteurs au long souffle, ancré dans la terre qu’il porte en lui.. « 

La Parole, décembre 2003

« Mike Burns is an Irish storyteller living in Montreal. He is funny, magical, mysterious. »

Erica Wagner, chief literary editor, The Times

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

Voir www.myriameelyamani.com

Voir https://sociologie.uqam.ca/professeur?c=martineau.myriame

Renée Robitaille

Renée Robitaille a découvert les arts de la parole dans le cadre d’une Maîtrise en Communication. Sa démarche artistique, tout d’abord marquée par le conte traditionnel, s’oriente de plus en plus vers le récit de vie. Sur scène, elle incarne tous les personnages dont elle a recueilli les histoires, offrant ainsi un regard profond et touchant sur l’Humanité. C’est avec Louis Champagne, le metteur en scène de son spectacle Hommes de pioche, que Renée s’est découvert une passion pour la recherche et la création de personnages. Cette approche théâtrale lui a ouvert les portes de toutes les scènes du Québec. Reconnue pour son remarquable talent de conteuse, d’auteure et d’interprète, Renée Robitaille compte déjà plusieurs publications et spectacles à son actif. Depuis quinze ans, elle tourne régulièrement en Europe francophone et ailleurs sur la planète (Congo, Cuba, Russie, Arménie, etc.), pour présenter ses créations dans les festivals internationaux de contes et de théâtre.

Ronald Larocque

Conteur de la première heure des Dimanches du conte, il raconte depuis plus de seize ans. Il a participé à plusieurs festivals de contes et promené ses histoires de Natashquan à la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, et même en France comme invité d’honneur à Fontaine–Le Comte près de Poitiers où il a été réinvité pour une série de sept spectacles. Il a aussi conté en français et en anglais, en Inde à Mumbai, Goa et Delhi. Il a présenté son précédent spectacle <L’homme qui lisait dans les mamelons et autres contes de l’émotion> plus d’une quarantaine de fois dont huit fois en rafale à Valleyfield au Cabaret d’Albert (livre-disque chez Planète rebelle). Il est Arbraconteur et conte pour les enfants dans le cadre du programme  « La culture à l’école » du ministère de l’Éducation.  Son projet d’avenir c’est d’être globe-conteur (mot qu’il a créé) pour le partage et l’amitié.

Yves Robitaille

Vétéran du Sergent recruteur (lieu d’origine des Dimanches du conte 1998 à 2008) et membre du collectif des Semeurs de contes depuis 2013, Yves Robitaille se promène avec ses histoires dans sa besace pour qui en veut bien. Il a présenté plusieurs spectacles dont Les contes de Canterbury,(d’après Chaucer), Au matin du monde, (mythes grecs de la création), Kwaidan, (histoires fantastiques japonaises). Conteur du mois des Dimanches du conte, il a présenté sa Suite troyenne, l’histoire de la guerre de Troie, des origines jusqu’à la vengeance d’Ulysse, une épopée de huit heures contée en cinq épisodes chaque dimanche du mois de mai 2015. Pour préparer cette série, il fut le 2e conteur à obtenir la résidence en conte à Saint-Élie-de-Caxton qu’offrent conjointement Fred Pellerin, le Regroupement du conte au Québec (RCQ) et le Conseil des Arts et des lettres du Québec (CALQ). De 2003 à 2015 Il fut l’animateur de l’émission de radio Aux portes du conte que réalisait Luc Desnoyers sur les ondes de CIBL 101,5 à Montréal. En avril 2017, il présentera le Décaméron, d’après Boccace aux Dimanches du conte.

La marchande de mots

Cette femme, dont on ne se souvient plus du nom, s’est pourtant rendue célèbre par son métier peu banal. C’était une marchande de mots. Elle les collectait ici et là, les classait dans des cahiers, puis les rangeait dans des boites de différentes formes et couleurs, comme des trésors. Surtout, elle les proposait à tous ceux et celles qui en avaient besoin, moyennant un sourire, une rencontre, un mazag. Elle a parcouru les continents, traversé les saisons, discuté, marchandé, ri et pleuré avec des femmes et des hommes du désert, de la neige, de la mer et des montagnes. Sa passion était de ramasser des mots qui font encore sens aujourd’hui, alors que la majorité d’entre eux l’ont perdu ou sont devenus des coquilles vides. Des mots sensibles, sensitifs, sensés qui nous portent dans la vie. Dans ses voyages, la marchande de mots a découvert le peintre de la lune, entendu le chant du huard, s’est extasié devant la brodeuse de paysage jusqu’au jour où… Ce spectacle de conte est un hommage à la langue française et aux mots de toutes les cultures qui cheminent pour la suite du monde.

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

Voir www.myriameelyamani.com

Voir https://sociologie.uqam.ca/professeur?c=martineau.myriame

« Myriame El Yamani connaît les secrets de ceux qui savent charmer une assistance, la faire voyager, la suspendre à son récit, faire naître un sourire vague et une lueur dans les yeux de ceux qui l’écoutent. 

Myriame El Yamani, dont le nom sonne comme un poème ancien, est une femme de parole, une femme d’écoute. Elle écoute sa voix, sait la manier, la poser, la suspendre, et s’en sert comme d’un instrument ».

Raphaël Lopoukine, Le Métropolitain, Toronto, 10 février 2010.

« C’est à Innucadie que j’ai fait la connaissance de cette diseuse de parlures, cette femme de parole, qui ne jette ses amarres que sur les mots nomades, vestiges bien vivants de ses origines yéménite, marocaine et vendéenne. Une question de respiration. Myriame conte. Elle conte partout. Elle conte sur tout. (…) Elle récupère au vol des mots entendus, des faits vécus, qu’elle alchimise en histoires nouvelles. Une passeuse d’histoires qui transmet la mémoire, mais pas de n’importe quelle manière ».

Blandine Philippe, Le Jumelé, Montréal, automne 2007.

« J’ai entendu une voix inaudible s’éloigner dans la nuit
C’était la voix d’une sage comme l’on dit, d’une « dît »
Elle criait à fendre l’âme son cœur au son des heures
Pour nous conter l’histoire des arbres et de leurs peurs.
J’ai entendu une voix inaudible s’éloigner dans la nuit
J’ai failli la toucher mais elle s’est pour de bon enfuie
J’ai eu le sentiment que ce son venait du fond de mon âme
Une histoire contée et racontée par une voix de femme. »

Solane Kenne, extrait du poème La conteuse dans C’est quoi être infidèle, éditions Société des écrivains, Paris, 2010, p. 24.

3 mars – Paroles de femmes

Mars  2013, Le Mois de la conteuse
Série spéciale 15e anniversaire

C’est déjà la quinzième année consécutive que le premier dimanche du mois de mars est réservé aux conteuses afin de marquer La Journée internationale des femmes. Dirigé et animé par Claudette L’Heureux, Paroles de femmes est un spectacle devenu un classique dans le milieu du conte. Cette saison, pour marquer la longévité de Paroles de femmes, c’est le mois de mars en entier qui sera dédié aux femmes. À chaque semaine, une conteuse différente viendra nous présenter son spectacle.

Claudette L’Heureux

Dans le cadre des Dimanches du conte, Claudette aura été de la première et la dernière soirée des Paroles de femmes. Elle en a connu des belles, errant, cherchant sa vérité du moment. Une chance que la Poule à Madame Moreau veillait au grain.

« Tu as fait longue vie pleine d’histoires et ce n’est pas la fin. Tu as une voix faite pour les contes. Tu es :

: charmante  L:   loyale  A : adorable  U : unique  D : droite

E:  énergique  T:  tenace T : tendre  E : étincelante

LUNA SAURIOL 12 ANS

Judith Poirier

Judith Poirier a tracé sa route à sa façon allant vers où et qui son coeur et son instinct la menaient : confréries de conteurs, milieux de vie, scènes officielles, tablées familiales / contes traditionnels, légendes grecques, récits de vie, etc. Invitée dans les festivals de multiples villes québécoises et canadiennes (de Terre-Neuve au Yukon), elle est maintenant toute heureuse d’avoir atteint sa majorité conteuse : il y a plus de 18 ans, elle se produisait pour la première fois professionnellement sur une scène, et cela au mythique Yellow Door! Associée de près au renouveau du conte au Québec, on lui doit aussi la fondation du Cercle des conteurs de Montréal en 1998. Après son spectacle solo Un tramway nommé Récits, qui offraient des récits de son patrimoine familial (pour lequel elle a eu une bourse de création du Conseil des arts du Canada), Judith plonge cette fois-ci dans ses propres récits de vie. Une parole authentique avec le conte traditionnel toujours comme compagnon.

« Judith Poirier est une de ces conteuses très spéciales qui chantent avec autant de brio qu’elle conte. (…) c’est une conteuse fort appréciée à travers le pays à la fois parce qu’elle a été une force motrice pour soutenir la croissance de l’art du conte au Québec et au Canada dans son ensemble et parce que son style est si distinctif : chaleureux, engageant, plein d’humour et de profondeur, un style tout à fait à point pour nous rappeler comment la vie peut être bonne en dépit des éternels défis qu’elle présente. »

Inside Ottawa Valley, avril 2014

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

Voir www.myriameelyamani.com

Voir https://sociologie.uqam.ca/professeur?c=martineau.myriame

Petronella Van Dijk

Petronella van Dijk œuvre dans le milieu du conte depuis 25 ans. En tant que directrice du festival Les jours sont contés en Estrie (pendant 20 ans) et de Productions Littorale, une des plaques-tournantes du conte au Québec. Elle est aussi reconnue comme formatrice et conférencière. Elle a commencé à conter en l’an 2000, orientant rapidement ses choix vers l’univers du conte populaire et surtout du conte merveilleux, séduite tant par l’insondable ancienneté de ces récits que par les mystères qu’ils portent, transmettant, l’air de rien, ce que l’humain a de plus profond en lui.

Sylvi Belleau

Titulaire d’une maîtrise en art dramatique de l’UQAM, Sylvi Belleau est directrice artistique, auteure, comédienne et conteuse au Théâtre de la Source fondé en 1985 et travaille dans les écoles et les bibliothèques du Québec. Depuis 20 ans, elle coordonne aussi les activités autour du conte au Théâtre de l’Esquisse ainsi que la programmation «Arbraconte» pour les jeunes. En 2010, elle a mis sur pied le Festival de contes Il était une fois dédié à la jeunesse. Elle a conté dans plusieurs festivals et événements dont le Festival interculturel du conte du Québec. Elle participe au programme La culture à l’école depuis 1996. Elle a également étudié le kathakali, théâtre dansé du sud de l’inde où elle puise une partie de son inspiration.

2 septembre – Ouverture des festivités du 15e anniversaire des Dimanches du conte

Les conteurs de la première heure, ceux qui par vague successives ont donné leurs lettres de noblesse aux Dimanches du conte, seront de la partie pour marquer le début des  festivités du 15e anniversaire de ces soirées contées devenues un incontournable à Montréal. Au menu : Ronald Larocque, André Lemelin,  Claudette L’Heureux, Denis Gadoury, Éric Gauthier, Éric Michaud, Éveline Ménard, François Lavallée, Lucie Bisson, Jean-Marc Chatel, Mike Burns, Myriame Martineau (El Yamani), Yves Robitaille.

André Lemelin

Je raconte depuis le milieu des années 1990 où j’ai tour à tour exploré les contes urbains et merveilleux, pour finalement approfondir la manière traditionnelle de conter : je brode mes histoires sur des canevas en relation avec l’auditoire, j’improvise au besoin et je choisis mes contes selon les gens présents et l’environnement dans lequel j’évolue.

En marge de ma pratique de conteur professionnel, j’explore la forme et questionne l’esthétique de la narration orale au moyen de procédés narratifs et de différentes technologies afin de porter ma pratique vers un art de la contemporanéité.

Site personnel

Claudette L’Heureux

Dans le cadre des Dimanches du conte, Claudette aura été de la première et la dernière soirée des Paroles de femmes. Elle en a connu des belles, errant, cherchant sa vérité du moment. Une chance que la Poule à Madame Moreau veillait au grain.

« Tu as fait longue vie pleine d’histoires et ce n’est pas la fin. Tu as une voix faite pour les contes. Tu es :

: charmante  L:   loyale  A : adorable  U : unique  D : droite

E:  énergique  T:  tenace T : tendre  E : étincelante

LUNA SAURIOL 12 ANS

Denis Gadoury

Né à Saint-Thomas-de-Joliette, Denis Gadoury raconte depuis plus de vingt ans. Il a parcouru le Québec, les Territoires-du-Nord-Ouest et le Manitoba, a rencontré des personnages drôles et touchants, et recueilli des anecdotes et des faits pour le moins cocasses. Revenu au Québec, il a continué à partager ses récits et sa façon traditionnelle de faire vivre l’histoire. On retrouve quelques-uns de ses meilleurs contes dans le recueil Le bonhomme La Misère, publié chez Planète rebelle.

Eric Gauthier

Depuis son enfance en Abitibi, Éric Gauthier adore les histoires étranges. Informaticien défroqué, il se plaît maintenant à raconter sur scène et sur papier. C’est en 1999 qu’il a répondu à l’appel du Sergent recruteur et ses Dimanches du conte; depuis, il est allé conter jusqu’en France et au Yukon. On le reconnaît à sa manière de présenter la vie moderne dans tout ce qu’elle a de fantastique, de drôle et de déroutant. Ses écrits et ses contes lui ont valu plusieurs prix, dont le Grand Prix de la science-fiction et du fantastique québécois. Après son recueil de contes Feu blanc(Planète rebelle, 2009) et son ambitieux roman Montréel (Alire, 2011), il propose un nouveau roman, La Grande Mort de mononc’ Morbide (Alire, 2015), qui met en évidence sa voix de conteur et son style singulier. Il habite maintenant Sherbrooke où il poursuit sa chronique de l’insolite. Pour en savoir plus: ericgauthier.net.

« Il est de ces conteurs mutants qui inventent leur matière en puisant à toutes les formes de récits, fictions médiatiques, légendes urbaines, contes traditionnels. »
— Anne Dupuis, Spirale

« Éric Gauthier nous présente un univers moderne, où subsistent toutefois quelques traces des légendes d’autrefois. Mais contrairement au folklore qui peut parfois nous paraître absolu et lointain, la verve du conteur nous mène plutôt vers ce qui fait le caractere du Québécois d’aujourd’hui. »
— Sadrina Brochu, Le Girafe

« C’est ainsi que Gauthier structure ses contes, en réunissant les principes d’un espace-temps (la vie des étudiants de nos jours) à un autre espace-temps (le mode de vie tribale, l’oralité). »
— Nicolas Tremblay, Lettres québécoises

Eric Michaud

Éric Michaud, parfois connu sous le sobriquet de Ubert Sanspré, son alter-ego historique, reste un conteur de l’Histoire. Depuis 1995, il a conté à plusieurs endroits dont les Dimanches du Conte, Les Grandes Gueules de Trois-Pistoles, les fêtes de la Nouvelle-France, le festival interculturel du conte, le festival Bouches à oreilles, l’auberge du Dragon Rouge, le festival Alianait du Nunavut, etc. En 2009, il a été le premier hors-Européen, depuis 1748, à être sacré Roi des Menteurs au concours international de la menterie de Moncrabeau en France. Du XIIe siècle au XXIe siècle, laissez-vous emporter dans son monde bien personnel.

Éveline Ménard

Éveline Ménard est tombée dans les histoires comme un cheveu sur la soupe. Elle y a découvert sa passion et en a fait sa profession. Atterrie au Dimanche du conte en 1998, elle y a pris son envol et depuis, elle sillonne les routes pour raconter aux petits et grands des histoires incroyables. Elle puise son inspiration dans les contes de tradition orale et les mâche et remâche pour les rendre contemporains. Voyageuse dans l’âme, elle se déplace dans plusieurs régions du Québec, effectue chaque année une tournée en France, et porte sa parole dans de nouveaux pays chaque année : Belgique, Équateur, Martinique, Mexique. Depuis deux ans, elle prend plaisir à découvrir les communautés francophones canadiennes, et a participé à des événements de contes au Manitoba et en Acadie.

Reconnue pour la qualité de son travail, elle a été accueillie en résidence à la Maison Gabrielle-Roy à Saint-Boniface au Manitoba au cours des deux dernières années. Elle a travaillé, avec l’auteur Bertrand Nayet, à la création d’un livre-disque de contes originaux sur le thème du voyage et de la rencontre. Le livre Contes de fils et d’eaux a été lancé au Québec en novembre dernier, lors du Salon du livre de Montréal et est publié aux Éditions des Plaines.

François Lavallée

Dans un univers qui se situerait à la frontière de celui de Tim Burton et du Baron de Münchausen de Terry Gilliam, François Lavallée livre un hommage tout personnel au Québec et à sa mémoire collective, au travers d’histoires où pointe une douce folie teintée d’une poésie sincère et vibrante. Avant tout, homme de paroles et d’idées, forgeron de menteries et rêveur de réalités, c’est aussi un bricoleur d’images, le nez au vent de la modernité.

Jean-Marc Chatel

Jean-Marc Chatel conte depuis 2000, il a conté partout au Québec, en Europe et en Afrique.

Les contes qu’il a écrit s’inspire de la forêt comme de la ville, toujours teintées d’humour et de tendresse ses histoires suscitent des émotions variées.

Lauréat de plusieurs prix et bourses littéraires, c’est un enchanteur.

Lucie Bisson

C’est par la menterie (petite histoire pour divertir) que Lucie Bisson fait son entrée dans le milieu du conte au Québec. Les prix qu’elle remporte sont le début d’une magnifique odyssée dans le monde merveilleux de la parole conteuse. Elle écrit la plupart de ses histoires tantôt insolites, tantôt frôlant la vérité et elle n’oublie jamais que toute vérité n’est pas bonne à dire… Lucie Bisson poursuit sa route sur le chemin du conte, remplie de gratitude envers ceux et celles qui ont su, par leurs encouragements et leurs précieux conseils, faire grandir ses ailes de conteuse et devenir la raconteuse qu’elle est aujourd’hui.

www.conte-quebec.com/conteurs/lucie-bisson-0

Mike Burns

Mike est un irlandais majuscule. Il vit un pied au Québec et l’âme en Irlande. Il sculpte, pratique le aïkido et rêve en gaélique. C’est le seul individu que nous connaissons qui raconte les yeux fermés, de sorte que ce sont les images que fabriquent sa voix et sa langue qui aveuglent, criantes et visibles.

Source :Eric Premel

« Mike Burns est un roc : Le monde pourrait partir en poussière pendant qu’il raconte il n’en serait que peu affecté. Les yeux fermés, la voix basse mais tranchante, l’Irlandais du Québec fait partie de la race des conteurs au long souffle, ancré dans la terre qu’il porte en lui.. « 

La Parole, décembre 2003

« Mike Burns is an Irish storyteller living in Montreal. He is funny, magical, mysterious. »

Erica Wagner, chief literary editor, The Times

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

Voir www.myriameelyamani.com

Voir https://sociologie.uqam.ca/professeur?c=martineau.myriame

Ronald Larocque

Conteur de la première heure des Dimanches du conte, il raconte depuis plus de seize ans. Il a participé à plusieurs festivals de contes et promené ses histoires de Natashquan à la baie Sainte-Marie en Nouvelle-Écosse, et même en France comme invité d’honneur à Fontaine–Le Comte près de Poitiers où il a été réinvité pour une série de sept spectacles. Il a aussi conté en français et en anglais, en Inde à Mumbai, Goa et Delhi. Il a présenté son précédent spectacle <L’homme qui lisait dans les mamelons et autres contes de l’émotion> plus d’une quarantaine de fois dont huit fois en rafale à Valleyfield au Cabaret d’Albert (livre-disque chez Planète rebelle). Il est Arbraconteur et conte pour les enfants dans le cadre du programme  « La culture à l’école » du ministère de l’Éducation.  Son projet d’avenir c’est d’être globe-conteur (mot qu’il a créé) pour le partage et l’amitié.

Yves Robitaille

Vétéran du Sergent recruteur (lieu d’origine des Dimanches du conte 1998 à 2008) et membre du collectif des Semeurs de contes depuis 2013, Yves Robitaille se promène avec ses histoires dans sa besace pour qui en veut bien. Il a présenté plusieurs spectacles dont Les contes de Canterbury,(d’après Chaucer), Au matin du monde, (mythes grecs de la création), Kwaidan, (histoires fantastiques japonaises). Conteur du mois des Dimanches du conte, il a présenté sa Suite troyenne, l’histoire de la guerre de Troie, des origines jusqu’à la vengeance d’Ulysse, une épopée de huit heures contée en cinq épisodes chaque dimanche du mois de mai 2015. Pour préparer cette série, il fut le 2e conteur à obtenir la résidence en conte à Saint-Élie-de-Caxton qu’offrent conjointement Fred Pellerin, le Regroupement du conte au Québec (RCQ) et le Conseil des Arts et des lettres du Québec (CALQ). De 2003 à 2015 Il fut l’animateur de l’émission de radio Aux portes du conte que réalisait Luc Desnoyers sur les ondes de CIBL 101,5 à Montréal. En avril 2017, il présentera le Décaméron, d’après Boccace aux Dimanches du conte.

1 avril – Balades andalouses

Ce spectacle/performance est une quête d’amour et d’identité qui s’interroge sur la place de l’Autre dans notre espace contemporain. Au départ, il y a le parcours initiatique du Prince Ahmed Al Kamel, surnommé le Pèlerin d’amour, à travers l’Andalousie mythique, où l’islam, le judaïsme et le catholicisme se sont côtoyés pacifiquement pendant sept siècles. Paroles conteuses, dites, chantées, musique araboandalouse, judéoespagnole et écriture spatiale, s’entrecroisent pour sonder les mystères de l’âme humaine et dévoiler notre désir et notre découverte de l’Autre, l’étrange, l’inconnu, l’indicible.

Conte, chant et poème :  Myriame El Yamani
Oud, guitare et chant :  Mohamed Masmoudi
Scénographie :  Mylène Choquette
vidéoprojection assistée :  Jean-Christophe Meunier
Accompagnement artistique : Frédéric Faye et Jacques-André Pasquet

Une Production de la Maison internationale du conte

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

Voir www.myriameelyamani.com

Voir https://sociologie.uqam.ca/professeur?c=martineau.myriame

Mohamed Masmoudi

Mohamed Masmoudi

crédit photo Philip Faith

Après le Conservatoire de musique de Sfax (Tunisie), Mohamed Masmoudi poursuit des études en musique classique et obtient un Baccalauréat à l’Université de Moncton (NB, Canada). En plus de sa formation académique, il approfondit ses connaissances du jazz et des différentes musiques du monde. Enseignant de piano, basse, guitare et oud (luth arabe), il fonde L’École de Musique en 2003. Avec Musa Dieng Kala (Sénégal), il clôture le Festival de musique Soufi de Fès (Maroc). Il joue ses solos de oud pour la comédie musicale Sherazade et il collabore avec Sokoun Trio pour la réalisation de l’album Zanneh (Prix du meilleur album canadien 2010 en musique du monde). Il a signé plusieurs compositions lyriques et des musiques de film, dont le documentaire Mes soeurs, les musulmanes.
Consultez son site web.

Ce que la presse et le public en disent

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27 mars – La Nuit du conte francophone des Amériques et de l’Afrique

La Maison internationale du conte et
Les Productions du  Diable Vert

présentent

La Nuit du conte francophone des Amériques et de l’Afrique

Haïti, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Louisiane, Acadie, Québec…tous ces territoires partagent un même héritage: le français, des parlers ou parlures issus du français et des valeurs culturelles parfois proches qui dessinent en filigrane des identités cousines, presque jumelles…

Si la mémoire de ces histoires communes survit dans les légendes écrites et la tradition orale du conte, elle suit un fil rouge invisible, des fabliaux du Moyen-âge français aux contes cadiens et québécois d’hier et d’aujourd’hui sans oublier les contes de la mythique Acadie…

Cette soirée réunira quatre grands conteurs francophones des Amériques et d’Afrique de l’Ouest  en tournée au États-Unis depuis le 14 mars 2011 : Barry Jean Ancelet , Mimi Barthélémy, Bienvenu Bonkian. Myriame El Yamani

Leurs voix se mêleront par alternance et feront revivre devant vos yeux des histoires des Grandes Antilles, de Louisiane, d’Acadie, du Québec, du Maroc et de l’Afrique de l’Ouest, d’hier et d’aujourd’hui : histoires d’animaux, cosmologies et genèses fantastiques, « menteries », contes populaires traversés de figures truculentes et emblématiques, pétris de morale vernaculaire et teintés de-ci de-là de formules pittoresques.

Cette tournée est organisée par la Délégation générale de l’Alliance Française aux Etats-Unis
en partenariat avec le Centre de la Francophonie des Amériques.

Barry Jean Ancelet

Ce Cadien francophone de Louisiane, Docteur en Etudes Créoles, dirige aujourd’hui le Centre pour le folklore cadien et créole à l’Université de Louisiane. Il a donné des centaines de conférences et publié de nombreux articles et ouvrages, distribués aux Etats-Unis, sur les divers aspects du fait français en Louisiane, la musique et le folklore cadiens, une anthologie de la littérature française en Louisiane et un dictionnaire du français de Louisiane. Il a participé à la préparation de méthodes alternatives pour enseigner le français dans toute sa diversité et à la production de plus de cinquante disques de musique cadienne et créole. Consultant et chercheur pour plus de soixante films et programmes de télévision, Barry Ancelet partage sa passion à travers festivals (dont les Festivals Acadiens et Créoles qu’il a aidés à fonder en 1974 et qu’il dirige encore), concerts, expositions, films documentaires et programmes de radio.

Il a reçu les Palmes Académiques et fut décoré de l’insigne de l’Ordre des Arts et Lettres de la France et de l’Ordre des Francophones d’Amérique du Québec.

sa page personnelle

Bienvenu Bonkian

Bienvenu Bonkian est un acteur, chanteur, poète, danseur, musicien burkinabé, que des problèmes ophtalmologiques vont éloigner du théâtre, mettant ainsi précocement fin à une carrière pleine de promesses. Mais ce coup du sort qui anéantirait nombre d’individus sera surmonté par la pugnacité du jeune homme.

Il refuse de s’enfermer dans la nuit éternelle du malvoyant et se reconvertit dans le conte, genre qui, contrairement au théâtre, ne nécessite ni déplacements ni cohabitation avec plusieurs acteurs sur scène.

Pendant des années, il sera conteur sur des scènes d’ici et d’ailleurs ; il puise dans le bestiaire de la savane pour susciter par la seule force de sa voix un monde fabuleux où l’hyène, le lièvre, le chimpanzé se parent des qualités et des défauts des hommes pour mieux critiquer la société humaine. Il est aussi animateur d’ateliers et créateur de spectacles pour enfants des écoles.

un article à propos de Bonkian

Mimi Barthélémy

Mimi Barthélémy est née à Port-au-Prince en Haïti. Après des études supérieures en France elle s’installe en Amérique Latine, puis Sri Lanka et en Afrique du Nord.

Ainsi commence son chemin vers le conte lié à une quête personnelle sur son identité de femme haïtienne vivant hors de son pays. Cette recherche l’amène notamment à entreprendre un long travail sur la voix, grâce auquel elle trouve accès à l’expression de sa mémoire.

Dans ses contes, elle tresse les deux langues, le français et le créole, dans le souci de transmettre ce qu’elle a reçu en partage et d’en être le témoin à part entière au sein du monde francophone.

Elle crée et présente des spectacles qui reflètent les deux axes principaux de sa recherche :
– la rencontre, sous une forme théâtrale, de l’écriture scénique et de l’oralité, de l’évocation d’une histoire personnelle, de l’Histoire et de la fiction ;

– un travail sur le conte chanté de tradition haïtienne aspirant à la création d’un nouveau type de conte musical.

Son désir de rencontres artistiques l’amène en 1998 à participer à la création collective « Ainsi soient-elles » avec cinq autres conteuses et à jouer, en tant que comédienne, dans « Mistero Buffo Caraïbe » d’après Dario Fo, mis en scène par Dominique Lurcel.

En 2000, elle reçoit le grade de Chevalier de l’Ordre National du Mérite et en 2001, celui d’Officier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

sa page personnelle

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

Voir www.myriameelyamani.com

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Une femme de parole, une femme d’écoute

Myriame El Yamani connaît les secrets de ceux qui savent charmer une assistance, la faire voyager, la suspendre à son récit, faire naître un sourire vague et une lueur dans les yeux de ceux qui écoutent. Myriame El Yamani, dont le nom sonne tout comme un poème ancien, est une femme de parole, une femme d’écoute.

Raphaël Lopoukhine, Le Métropolitain, Toronto, février 2010

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

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19 avril – Le jardin parfumé: contes érotiques de Shéhérazade.

Le jardin parfumé: contes érotiques de Shéhérazade.

Les contes des Mille et Une Nuits baignent dans une atmosphère sensuelle et souvent érotique, où
l’amour, heureux ou malheureux, facilité ou contrarié, généreux ou possessif, circule comme un long fleuve dans lequel
les amants viennent s’ébattre et folâtrer. Du Caire à Damas, en passant par Basra, vous découvrirez la colère des sultans,
la magie des djinns et les ruses des femmes, en suivant les aventures rocambolesques des amants Jamila et Hassan,
séparés à la naissance mais unis par le destin.

Stéphanie Bénéteau

Avec sa parole poétique, sa gestuelle gracieuse et sa voix envoûtante, Stéphanie Bénéteau raconte depuis vingt ans les grands récits de la tradition mondiale. Son répertoire passe par les Mille et Une Nuits, les contes coquins, la légende médiévale et la mythologie grecque.  Stéphanie Bénéteau présente régulièrement ses spectacles à l’étranger. Elle reçoit plusieurs subventions du Conseil des arts et lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada pour créer ses spectacles dont Tristan et Iseult, Coquines et Costaudes (spectacle de contes érotiques) et Persée, basé sur le mythe grec. On trouve dans les contes de Stéphanie une voix lyrique et actuelle qui nous raconte les vieux contes de la tradition mondiale comme s’ils nous parlaient, ici et maintenant.

Une langue savoureuse, un accent indéfinissable, au parfum de voyage. La voix se feutre, se module, envoûte. Et quand elle parle, la magie opère. Stéphanie s’efface imperceptiblement et les images apparaissent. C’est une conteuse née.

Revue Lurelu

Hiver 2011

Myriame El Yamani

Conteuse et écrivaine, Myriame El Yamani a flâné sur plusieurs continents à la recherche de ce métissage des cultures et des rêves de l’humanité. Elle en a ramené des sons et des images uniques qu’elle partage avec passion depuis 20 ans. Elle a promené son sac à histoires, du Canada en France, en passant par le Bénin, l’Espagne, l’Allemagne, les États-Unis, le Brésil, etc. Elle a fondé et dirigé de 2002 à 2007 un festival de conte en Acadie (la NICA) et, de 2006 à 2012, la Maison internationale du conte à Montréal. Elle enseigne depuis 2013 la sociologie de la culture et de l’oralité ainsi que la pratique du conte à l’UQAM. Elle est vice-présidente de DAM (Diversité artistique Montréal).

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Hassan El Hadi

Auteur compositeur-interprète, Hassan El Hadi a remporté le premier prix de joueur de Oud (luth oriental) au Conservatoire de musique de Marrakech en 1994. Il s’inspire des musiques arabes et berbères pour créer une musique originale et enracinée dans la tradition. Il a produit un disque, Salam Québec, en 2003 et excelle au banjo, au oud et aux percussions.

Ce que les médias en ont dit

“Deux voix différentes, chacune dans son registre, dans ses émotions propres,
dans son univers. Deux présences, tour à tour plus posées, plus aériennes, plus intimistes.
Deux conteuses qui s’interpellent, qui se renvoient l’histoire, chacune avec sa personnalité. Entre les deux,
comme un trait d’union, mais encore plus comme un ciment pour unifier le récit, le souligner, le faire rebondir,
lui donner une autre couleur, vient la musique d’Hassan. Vous avez su emporter le public dans un monde lointain,
parfumé comme devait l’être le Bagdad des mille et une nuits. Les festivaliers ont beaucoup apprécié cette
soirée pleine de poésie, de malice, de magie.”

Michel Corrignan, Directeur artistique du festival «Passeurs d’histoires», Juillet 2007.

“Ces paroles mélangées, empreintes de sensualité et de connivence, sont magnifiques.
La sultane Myriame répond à la princesse Stéphanie, et le oud d’Hassan souligne merveilleusement bien le lien entre les deux voix.”

Joël Smets, conteur.