Tracy Trash

Cabaret Drag-Conte

Rencontre entre l’univers des drags et celui du conte, cet extravagant cabaret de mots en résille et paillettes vous présentera sur scène les dragqueens Tracy Trash et Barbada de Barbadesles ainsi que nos artistes de la parole: la fabuleuse Véronique Béchard, l’étrange Jérome Bérubé, le musical Francis Désilets et l’excentrique Yoda Lefebvre.

Francis Désilets

Le conte dans la bouche de Francis Désilets, c’est la tradition qui ne mâche pas ses mots. Francis dialogue avec le public, l’écoute, le questionne et s’inspire de ses réactions pour nourrir ses histoires et récits de vie. Il a une manière de se raconter qui va droit au coeur tout en nous faisant rire et sourire. Vous ne serez pas que diverti, vous serez transportés ! Francis Désilets, c’est la chanson à répondre qui s’invite au Bar Le Jockey. Il en ponctue ses histoires et anecdotes pour vous offrir le conte sous un autre jour.

Jérome Bérubé

Natif de la Côte-Nord, Jérome Bérubé est un projecteur d'imaginaire, un conteur lumineux et un menteur créatif.  Son cerveau est comparable à une encyclopédie trouée où les connaissances se connectent de façon absurde et inattendue. Jérome habite maintenant le quartier Rosemont de Montréal où il crée entre son territoire forestier originel et son écosystème urbain d'adoption.

Tracy Trash

Véronique Béchard

Véronique vient d'arriver sur la planète conte; en juin 2013, elle réussit son atterrissage en raflant à la fois le prix du public et le prix du jury au  Concours International de Menteries de Vaudreuil. Sincère et pertinente, elle fait dans la création et s'intéresse surtout à ces moments où la vie est si intense qu'elle en devient absurde et ridicule... comme ce moment de grande déclaration où l'orateur a quelque chose de pris entre les dents. Car alors une question intéressante s'élève; qu'est-ce qui attirera le plus l'attention : l'éloquence d'un homme ou le de ti-boutte de laitue qui détonne entre sa canine et sa pré-molaire?

Yoda Lefebvre

Yoda Lefebvre est un exhibitionniste de l'imaginaire qui abuse du fait que le pluriel du mal sont les mots. Jeune écrivain et dramaturge, il ronge son frein dans la relève qu'on agenouille. Pour se faire entendre, donc, il développe depuis quelques années des soirées de contes dont le ton ne laisse pas indifférent. (Plus scato que le pape; La bile ne fait pas le moine; La morale, c'est pour les faibles) Entre temps, il gère le théâtre parascolaire au Cégep de St-Jérôme, il poursuit sa maîtrise à l'UQAM, et il tente d'éduquer son fils sans trop le traumatiser.

Un extrait du journal intime d'Aurélie Brûlée, jeune nymphe qui a subi trop jeune une exposition prolongée à ses contes :

Le monde me paraît soudain plus compliqué... Jusqu'à hier, je croyais que tout autour de moi allait de soi. Je pensais que je n'avais qu'à me servir dans le buffet « all-you-can-eat » de la vie. Mais aujourd'hui... après avoir été confrontée à cet univers... Je me sens comme si j'avais ouvert la boîte de Pandore... J'aimerais bien arriver à me concentrer, pour réussir à me retrouver dans ce chaos, mais il y a ce chatouillement, cette chaleur qui est apparue dans mon bas-ventre... Je ne sais plus... Je n'arrive pas à mettre le doigt dessus... 

Aurélie Brûlée, Journal intime, le 16 décembre 2011.