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(photo par Tshi)
François Lavallée

François Lavallée conte désormais parmis les grands, sur le mode fantastique. Depuis dix ans, le grand rouquin fait des étincelles sur les scènes francophones et rallume la braise rougie de l'enfance innocente. Cet âge où la fiction peut encore rattraper la réalité. Dans son univers pétri d'animisme, version Delicatessen, on croise un écorcheur de chats, un arbre à  feuilles pleines de mots, un dépotoir à  bruits... Certains se gargarisent de ces petits riens qui font la vie quotidienne. François Lavallée leur préfère le grand n'importe quoi qui fait l'imagination. Des récits dans lesquels «il ouvre beaucoup de portes et de fenêtres». Ses rêves d'enfant sont tristes mais gardent l'espoir que tout est encore possible. La scansion est haletante, tout en tension. Mais le verbe semble jaillir de cette jambe en l'air, dont il ne sait que faire. Chanteur depuis peu, artiste de brousse, et voyageur au long cour, le conteur mêle dans ses spectacles poétiques désires d'enfant et chimères d'adulte.

Ce que les médias en ont dit :

«François Lavallée a les pieds dans ses racines et le nez au vent de la modernité. Quand François Lavallée dit au public qu'il va le quitter, les yeux éblouis s'attristent, les sourires qui débordent des oreilles disparaissent. Parce qu'un conteur comme celui-là, on ne voudrait pas qu'il s'en aille. C'est vrai : Les gens ne meurent que quand les conteurs ne les racontent plus. Et François Lavallée sait si bien les faire vivre...»

Ouest France, décembre 2001.

«Conteur, expert en menteries, ébéniste, constructeur d'armoires, jeune père de famille, chevelu, barbu, rustique et délicat... Sur scène, il est endiablé. Dans sa maison de bois, presque timide... Il est jeune. Il balance, il s'inquiète, il questionne à voix haute avec toujours, dans le regard, la malicieuse pureté d'un lutin que viendrait à peine corriger une sorte de lourdeur paysanne. Le chevalier cuivré a trouvé son poète.»

Daniel Conrod, Télérama (France), 7 août 2002.

«Savamment travaillés, les mots déboulent dans la bouche du conteur comme de la poésie... L'humour est au rendez-vous, tout comme la truculence. Du véritable bonbon.»

Roger Lafrance, L'Oeil, juillet 2002.

«Il y a une telle poésie dans ce livre-là et c'est vrai que ce n'est pas seulement pour les enfants. Il y a un message qui dit justement : trouve ton talent dans la vie et laisse le talent de l'autre exister également. Les notes de l'auteur dans la marge sont extraordinaires ! [...] Bref, j'espère qu'on vous a donné le goût de mettre le nez dedans !»

France Beaudoin, Deux filles le matin (TVA), 2004.

«Many adults collect children's picture books for the pure delight of a simple story well told, for the whimsically poetic language of the genre or for the often stuning artwork. For thewe, Le recycleur de talents is a rare find. The book is a coffee-table treasure.»

Michelle Lalonde, The Gazette, 4 septembre 2004

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