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Tisser Les vivants a été écrit spécialement pour Pol Pelletier par l'écrivaine française Nathalie Papin.
Ce magnifique conte fleuve est une aventure extraordinaire où le héros est voué à osciller constamment entre le
masculin et le féminin, le corps et l'esprit, et dont le destin est voué à «tisser les vivants», ceux qui sont dans la
perte de leur complétude. Une histoire à effet miroir qui fait écho à nos identités fragmentées. Une cosmogonie qui
renvoie à l'univers de Jérôme Bosch, monstrueux et burlesque et dont le sourire n'est jamais absent.
Encensée en France l'an dernier pour son spectacle «Une contrée sauvage appelée courage»,
Pol Pelletier a été définie à juste titre par le critique de Télérama, Daniel Conrod, comme «une bonimenteuse,
conteuse, poète sonore, chanteuse, bougeuse, coureuse de langue jusqu'au vertige... Pol Pelletier fait peur,
comme ont fait peur depuis la nuit des temps tous les grands maîtres de l'oralité, ceux qui ont choisi de faire corps
avec la langue». Ne boudez pas votre plaisir et faites partie de ceux qui auront le privilège de voir et d'entendre
Pol Pelletier au Sergent, lieu intime atypique pour une artiste atypique.
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Pol Pelletier
Née à Ottawa, en 1947, dans une famille polyglotte. Maîtrise en lettres de l'Université d'Ottawa. Elle commence à jouer au théâtre
dès l'adolescence. Cofondatrice du Théâtre Expérimental de Montréal (1975-1979) et du Théâtre Expérimental des Femmes (1979-1985),
où elle est très active comme comédienne, auteure, metteure en scène, conceptrice et animatrice d'ateliers de formation, et
organisatrice de conférences et de festivals. Depuis 1985, elle se consacre à une recherche approfondie sur l'art de l'acteur.
Elle fonde, en 1988, le Dojo pour acteurs, centre permanent où elle conçoit et anime les programmes d'entraînement fabriqués
spécifiquement pour les professionnels de la scène. En 1993, elle fonde la Compagnie Pol Pelletier qui assure la diffusion de
ses spectacles Joie, Océan et Or (La Trilogie) qui remporte un vif succès au Québec et à l'étranger.
En 1995, elle écrit, interprète et met en scène Océan à l'Espace Libre de Montréal. Elle présente cette pièce
au Carrefour international du Québec, aux Rencontres d'octobre de Liège en 1996, en tournée au Québec à l'hiver 1997, et au
Danemark, en France et en Belgique à l'automne 1997.
En 1996, Pol Pelletier crée un nouvel espace théâtral, le 55 Prince, dans un bâtiment qui servait autrefois
à la réparation des bateaux dans le vieux port de Montréal. Après avoir étudié l'art de l'acteur en profondeur, Pol Pelletier
se penche sur les lieux de spectacle et sur les méthodes de production. À la suite de ses expériences de tournées et de
sa fréquentation de nombreux théâtres au Québec et à l'étranger, elle conclut que les lieux et les méthodes de travail ne
permettent pas d'attirer et de rencontrer le public de façon satisfaisante. Elle innove dans l'aménagement du 55 Prince, et
aussi dans la façon d'annoncer et de programmer les spectacles, et d'accueillir le public. Quatre jours après la première, la salle
est pleine et elle le restera pendant cinq mois. Elle présente La Trilogie, composée de Joie et Océan, joués en alternance à
l'automne 1996, et Or, le dernier volet de La Trilogie, créé au printemps 1997 et joué en alternance avec Océan.
En 1999 elle écrit, met en scène et joue la première version de Cérémonie d'Adieu à la Maison de la culture
Plateau Mont-Royal, à Montréal. Å'uvre fondamentale pour Pol Pelletier où elle raconte la disparition des femmes. Ce spectacle
est également pour Pol Pelletier un acte de mémoire à quatorze femmes assassinées de sang froid à l'École polytechnique de
Montréal dix années plus tôt. En 2000, Pol Pelletier fonde une troupe permanente et pluriethnique de douze acteurs et crée un
nouvel espace théâtral et un centre d'entraînement dans un ancien cabaret, la Case Loma. Elle y joue Or. En 2001, le projet
de troupe s'arrête faute de fonds. De 2001 à 2003, elle écrit la deuxième version et la suite de Cérémonie d'Adieu qui deviendra
plus tard Nicole c'est moi. En 2004, Pol Pelletier crée Nicole c'est moi à l'Espace GO de Montréal, théâtre qu'elle a co-fondé avec
Louise Laprade et Nicole-Ajna Lecavalier. en 1979, sous le nom de Théâtre Expérimental des Femmes. En 2007, elle a présenté
sa création la plus récente, Une contrée sauvage appelée courage.
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Nathalie Papin
Formée à l'art du geste, Nathalie Papin se consacre progressivement à l'écriture. Pendant plusieurs années, elle a été comédienne
et metteure en scène. Elle a animé des ateliers-théâtre pour enfants et adolescents et créé plusieurs spectacles, dont Les Clefs
de Perrault, primé au Festival National de théâtre d'enfants à Perros-Guirrec. Parallèlement, elle se consacre à la formation théâtrale
et anime des ateliers d'écriture pour adultes, puis a successivement été chargée de mission pour le jeune public au Carré Magique,
Théâtre de Lannion, et responsable de la programmation théâtre dans les Côtes d'Armor. Responsable du secteur théâtre à la
Fédération des Å'uvres Laïques de Saint-Brieuc, elle met en place des classes d'initiation artistique et des classes culturelles,
ainsi qu'un projet de dynamisation des communes de zone rurale, au moyen de projets culturels à l'école. L'été, elle encadre des
colonies théâtre pour la mairie de Saint-Brieuc et des camps roulottes destinés aux adolescents, pour lesquels elle écrit et crée
des spectacles : Les Semeurs de rêves ; Le Prince des pierres ; Mais où sont mes dinosaures ? ; Panique chez les animaux... Avec
l'association Chant Manuel (association pour promouvoir la poésie), elle met en scène la pièce La Seule Aventure de Yvon Le Men,
sélectionnée au Festival de Théâtre d'Enfants sur Scène dans le Limousin.
Elle écrit son premier récit pour adulte en 1995. En 1995 et en 1999, elle obtient une bourse d'écriture par le Centre National du
Livre. Depuis 1997, elle est chargée de la programmation «théâtre et humour» à l'Office Départemental de Développement
Culturel des Côtes d'Armor à Saint-Brieuc. Elle est invitée à rencontrer ses jeunes et moins jeunes lecteurs un peu partout en
France et ailleurs. En mai 2001, elle est invitée au Québec, au CEAD, Centre national des écritures dramatiques à Montréal, pour
un colloque autour de l'écriture dramatique jeunesse en France. En 2002, elle participe à une résidence d'écriture intitulée «»Écrire
du théâtre pour le jeune public», à la chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon, où elle écrit Camino. Parmi ses pièces, cinq ont été
montées en France (dont en Nouvelle-Calédonie) et en Suisse.
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Ce que les médias en ont dit
«Pol Pelletier fait de sa vie artistique une saga, un roman picaresque qui témoigne
dans l'excès et la passion des maux de notre siècle. Une femme-volcan à découvrir.»
Fabienne Pascaud, Télérama.
«Tragédienne d'une grande beauté et d'une stature qui prêtait à la vie même
une grandeur qu'elle avait rarement, Léa était la déesse de ce printemps encore gelé et peu de mornes étangs
savaient résister à ses piaffantes colères. On la voyait partout, aussi statuesque que dramatique, active à
son théâtre qui aurait pu porter son nom “Le Théâtre Viscéral”»...
Marie-Claire Blais, Les nuits de l'underground, roman.
«Pol la magnifique... Elle nous refile une boule de chaleur au ventre pour éviter
que nous prenions froid en rentrant à la maison. Quand cela vous est-il arrivé la dernière fois ? [...] Celle qui
fut longtemps, indûment et injustement perçue comme une féministe sectaire [...]. Elle fut plutôt et sans
relâche, ce qui n'est pas de tout repos, libre-penseuse et féministe discordante, amoureuse du changement,
empêcheuse de jouer en rond, passionnée par la recherche et le travail bien fait, nécessaire [...]. Pol Pelletier
est une sorte de diamant brut de sa profession. C'est une immense actrice, comme on le répète souvent. On
n'a encore rien dit quand on a dit ça.»
Ariane Émond, Le Devoir.
«Lorsqu'on la voit évoluer sur une scène dépouillée, presque sans accessoire
[...] on comprend combien l'art théâtral est fondé sur la présence de l'acteur à laquelle aucun artifice ne
pourra jamais se substituer.»
Marie-Christine Lesage, Cahiers de théâtre Jeu.
«Pour Pol Pelletier, le théâtre est une offrande, selon le mot d'Ariane
Mnouchkine [...]. Pas de repos ou de prudence possible. Il lui faut aller au bout de sa vérité chaque soir [...].
On est comme poignardé par tant de cris intérieurs et par cette beauté d'être humain.»
Gilles Costaz, France.
«Pol Pelletier est notre plus grande femme de théâtre. Il y a eu La Duse,
il y a eu Sarah Bernhardt, il y a maintenant Pol Pelletier, et elle est ici, dans nos murs. [...] Elle propose un
théâtre qui exige tout de la comédienne. Rien de moins qu'un exploit, une prouesse à chaque représentation.»
Raymond Bernatchez, La Presse.
«La femme philosophale [...].
Geneviève Saint-Germain, Elle Québec.

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