Nouveaux visages du conte

1 novembre 2020  à 19:30 avec Amélie Prévost, Aurore Liang, Carine Kasparian, Charly Mullot, François Lavoie, Jacques Hébert, Laurelou Chapleau, Maude Leduc-Préfontaine et Michel Pirro

LE LIEN DE VISIONNEMENT WEB SERA DISPONIBLE LA SEMAINE DE L’ÉVÉNEMENT SUR LePointDeVente.com. Nouveaux visages du conte avec Amélie Prévost, Charly Mullot, Aurore Liang, François Lavoie, Jacques Hébert, Laurelou Chapleau, Maude Leduc et Michel Pirro. Invitée spéciale : l’électron libre de la saison Carine Kasparian

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Amélie Prévost

Amélie Prévost est une artiste de la parole dont la démarche puise à parts égales dans la poésie et la performance scénique. D’abord comédienne de profession et autrice de théâtre à l’occasion, elle découvre le slam de poésie en 2010. Elle crée alors coup sur coup deux spectacles de poésie orale, dont le second, Ma langue dans ton oreille, tourne pendant quelques années, un peu partout au Québec. En 2015, elle devient championne québécoise de slam et remporte la Coupe du monde de slam-poésie, à Paris, en 2016. Depuis dix ans, elle a participé à plusieurs festivals en France, en Belgique et en Allemagne, en plus d’avoir foulé les planches d’à peu près toutes les scènes de poésie et de slam du Québec. Suite à la publication de quelques textes dans différents livres collectifs et revues littéraires, son premier recueil de poésie, Corps Flottants, illustré par le peintre Steve Poutré, a été publié aux éditions Neige-Galerie en 2018. Son plus récent spectacle, Fol Ouvrage (Torcher des paillettes), créé en collaboration avec sa collègue Queen Ka tourne au Québec et en France depuis 2018. Elle participe également au segment «combat de mots» de l’émission littéraire Plus on est de fous, plus on lit, sur les ondes de la radio de Radio-Canada depuis quelques années.

Crédit photo : Marili Clark

Aurore Liang

Aurore est née et a grandi en Chine. Elle a vécu en France pendant 5 ans et elle est vit à Montréal depuis 12 ans. Elle a été formée comme comédienne à Pékin dès son enfance. elle a aussi acquis des compétences en art oratoire avec Toastmasters (Montréal) et en interprétation avec Jingju, l’un des plus anciens théâtres du monde. Dynamique et expressive, elle adore échanger avec le monde à travers ses contes.

Carine Kasparian

Auteure, sémiologue et conteuse, Carine puise ses histoires dans des récits vieux comme le temps ou de son imaginaire insolite. Son regard humaniste la plonge toujours plus en profondeur dans les tissus mystérieux de la nature humaine.  Ce qu’elle aime, ce sont ces histoires qui nous enracinent, nous jardinent, parsemant une pluie de mystère qui  nous pousse à grandir. Sur scène, son registre d’expression à la fois drôle et profond  prend sa source  au cœur d’un silence fertile, comme le note le journal Le Devoir : « Sans élever la voix, la conteuse murmure une histoire de mélodies intérieures[…] Entassée devant elle, la foule, muette, est suspendue à ses mots. Le brouhaha de l’entracte s’est complètement éclipsé. » Ses contes se sont promenés tant au Québec qu’en France ou ailleurs. Entrepreneuse dans l’âme, elle a participé à la création et au développement de plusieurs événements  tels que la Fabuleuse Nuit du conte, le Bal des ménestrels,  le Balai des Conteurs et les Semeurs de Contes.

Charly Mullot

Auteur et metteur en scène de spectacle avant d’être conteur, Charly Mullot puise ses racines dans un théâtre de collectif, de décentralisation culturelle et d’éducation populaire.

Toujours en quête d’univers poétiques et pluriels, il emprunte au folklore traditionnel occidental, au cinéma ou aux arts forains pour converger vers une esthétique simple, moderne et chaleureuse.

Ses influences et préoccupations (féministes, libertaires, décoloniales...) orientent son travail, tant dans ce qu’il écrit que dans le rapport qu’il entretient avec le répertoire traditionnel.

François Lavoie

Il n’y avait personne et puis il y avait quelqu’un…

Je me nomme François Lavoie. Depuis toujours, j’habite le Vieux-Terrebonne. Je peux affirmer que le Vieux-Terrebonne m’habite aussi. Mes valeurs de communauté, de partage et d’ouverture m’ont permis de faire ma place dans ce coin de pays, que ma famille a choisi, il y a plus de quarante ans.

J’ai grandi dans un environnement végétarien, gourmand des autres et du monde qui m’entoure. Enfant libre, j’ai rapidement perdu l’intérêt pour l’école, les apprentissages scolaires étant moins intéressants que la vie des humains qui m’enseignaient. Un diagnostic tardif de dyslexie m’a poussé à finalement m’éloigner de l’école pour me rapprocher du monde du communautaire. C’est pourtant à l’école que j’ai appris à être autodidacte et à devenir un leader positif pour ma communauté.

Mon expérience de travail a débuté avec un projet à la Maison des jeunes de mon quartier, lieu que je fréquentais avec d’autres jeunes plutôt marginaux. Nous faisions du bénévolat sur le Site historique de l’Île-des-Moulins, à deux pas de chez moi. C’est là que s’est développé mon grand intérêt pour le spectacle et la communauté. En 10 ans comme jeune bénévole, j’ai pu apprendre tout ce qu’on a bien voulu me montrer, étudiant tout ce qui m’intéressait, loin du cadre traditionnel de l’école : art du cirque, théâtre, animation de foule, spectacle, couture, chapellerie, cordonnerie, menuiserie et scénographie, notamment. Par la suite, j’ai entrepris des productions de théâtre où j’assurais l’idéation, les textes, la scénographie, la mise en scène, le budget, la mise en marché et la production. Grâce à ces projets d’envergure, mes aptitudes de gestionnaire et de chargé de projet se sont affûtées.

J’ai ensuite fondé ma propre entreprise : Lavoie direction conception artistique. J’ai commencé à imaginer des salles de jeux, des inventions de toute sorte et des décors pour plusieurs clients dans le monde de la culture, de l’amusement et du théâtre.  Récemment, j’ai commencé à utiliser mes talents et idées pour faire la différence dans ma communauté. J’ai démarré une coopérative de solidarité, évoluant autour d’un mode de pensée écolonomique. J’ai approfondi mes connaissances des modes de gestion alternatifs comme la sociocratie, holacratie, autogestion, etc.

Mes énergies évoluent maintenant autour des abeilles de la coopérative La Ruche, nourrissant les projets citoyens et encourageant les initiatives communautaires le plus possible. Dans mes temps libres, je me consacre à mes autres abeilles, grâce à ma plus récente passion : l’apiculture. 

Jacques Hébert

Un pied ancré dans l'urbanité de Québec et l'autre solidement enraciné dans son Lotbinière natal, Jacques Hébert est un as du grand écart narratif. En contant et racontant, il aime garder vivante la mémoire des géants de la vie ordinaire qui nous ont précédé. Puisant dans le folklore, les souvenirs d'enfance et la fantaisie qui l'anime, Jacques saura vous charmer, vous divertir ou vous émouvoir.

Laurelou Chapleau

Laurelou, c’t une p tite fille du Vieux Terrebonne, elle est née d’une douce mère qui cultivait les fleurs et d’un père fantaisiste qui est devenu conteur. Un jour elle reçu des contes en héritage avec le porte voix pour les raconter. Personnage d’époque à temps partiel et rêveuse d’histoires, elle fait souvent des voyages dans le temps à la recherche de la poésie qui se trouve dans les recoins de son village comme dans le cœur des gens qui y ont habités et elle s en inspire. Il parait qu’on peut voir des images dans ses yeux lorsqu’elle conte.

Maude Leduc-Préfontaine

Je suis conteuse, autrice et infirmière. Dire ce qui vient en premier, équivaut à vouloir déterminer si la poule est venue avant l’oeuf. Le métier d’infirmière m’a amené à travailler principalement dans le secteur de la santé mentale et de la dépendance. Ce qui nourrit quotidiennement le besoin viscéral, chez-moi, de raconter les gens, pour amener un autre regard, une autre compréhension. Ceci se traduit par l’habitude d’adapter au territoire les contes traditionnels ou d’écrire des contes à partir de récits de vie ou encore un roman chorale, Un perroquet sur l’épaule, qui sera publié en novembre 2020 en France.

Michel Pirro

Woups Laflammèche est né vers l’âge de deux ans, en regardant la lumière des phares d’autobus se glisser à travers les lattes du store vénitien sur les murs et le plafond du salon. C’est sur leurs lignes dansantes qu’allait s’écrire sa vie. À l’âge de raison, il racontait des histoires de peur à son frère et ses sœurs pour les faire patienter avant le réveillon de Noël.

Adolescent, poète comme tout le monde, il voulut marier peinture et parlure. La peinture n’a pas voulu de lui, alors il a eu la vie dure. Pendant de longues années, il a parcouru les rues de Montréal à essayer d’acheter des yeux, des oreilles pour ses Aventures de Woups Laflammèche et la tribu des Anwouèyes. Un fablier rock illustré. Place aux poètes, Radio Centreville, rue Prince Arthur. Autoédition, librairie, concierge de solitude. Dur, dur...

Au mitan de sa vie, il s’est mis à enseigner pour fonder une famille. C’est en enseignant qu’il apprend, et en apprenant qu’il enseigne : le français aux immigrants, en classe d’accueil, en soutien linguistique. Pendant 30 ans! Des projets, des spectacles, des concours de menteries. Et le conte, sous toutes ses facettes, avec André, Franck, Nadine, Sylvi, Joan, Judith...

Maintenant à la retraite, il peut enfin courir après tous les lapins du pouvoir désoxyribonuclétiel des mots. Vous pouvez le suivre sur son blogue Woups... ma grammaire! Ou vous pouvez croire au petit bonhomme sur la lune et écouter ce qu’il raconte.